

Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…


Ce nouveau ciné-poème est écrit sur un extrait de Brazil de Terry Gilliam. Il s’intitule ce qu’on gagne on le perd.

Captcha qui fait de moi 4 véhicules à moteur
ou 3 arbres ou 5 panneaux indicateurs
La couleur de mon identité est rouge comme un camion de pompier
ou bleu comme un ciel sans nuage
Sélectionnez l’image correcte
Captcha à valider
quel réflexe quel effet de lumière contourne le défaut d’authentification
de différenciation d’un humain qui aurait perdu son corps
qui l’aurait égaré entre le pouce préhenseur et l’index qui swipe
Non, je ne suis pas un robot
Non, je ne suis pas un imposteur numérique
Là où je suis des racines poussent
et le vert devient plus vert que des milliers de pixels
sans oxygène
Perle Vallens
Merci à deux autrices/poètes amies pour ces partages en story Instagram.
Merci à Tiphaine







Et merci à Sara


Et Noël après Noël



on empilerait nos bras
comme branchages pour l’hiver
on réactiverait la circulation dans le sens
inverse des tristesses
en reflux refoulées loin
on ferait revenir la joie
on l’épinglerait au corsage
piqué d’ongles tendres
là où percutent des brassées de printemps
on frapperait nos poitrines du sceau
de terre fraîche de coquelicots d’une braise
nouvelle comme une lune brève
dans un ciel déjà d’été
on éluderait les vides remblayés
comme on réduit l’espace
entre les criques de nos corps
on blanchirait toutes les opportunités
on se verrait fondre à l’œil nu
flaque de toutes nos neiges
on se verrait respirer sans abîmer
nos paysages
Perle Vallens


Graver nos espoirs est le tout nouveau ciné-poème de l’année, sur un extrait de The revenant de Alejandro González Iñárritu. Bon visionnage !

Dans le mémoire d’Agathe Rollet (master 2 – Université d’Avignon), qu’on peut lire ici, plusieurs corpus poétique qui prennent la forme de vidéo et une diffusion sur youtube ont été étudiés, voire disséqués. Me concernant elle a opté pour les ciné-poèmes, et notamment celui d’après in the mood for love de de Wong Kar-Wai, visible sur youtube ici.




le dos prend toute la place
l’ossature le rachis en tension
la musculature contracturée in
flammatoire
une pression vertébrale
qui dit qu’on en a tellement plein
cherche saison nouvelle
cherche béquille solide droite sous forme d’i
dées neuves pour avancer dans les défaites
la clandestinité des souvenirs
dos à l’épreuve des chutes
chancelant vacille noyé
et tout le corps entraîné avec
Perle Vallens

Un chant de caresse est une création sonore et visuelle, un vidéo-poème accueilli ce jour sur l’aiR Nu, rubrique C’est entendu, sur les sons 63, 7, 49 de la sonothèque du site. Ci-dessous un extrait, sinon le montage vidéo est à voir sur le site de l’aiR Nu.