
Nous avons élargi tant d’épaules et tant de cœurs
et tout ça sans les mains
Nous avons uni des langues foisonnées
sans amalgame ni fusion
sans même un doigt sur les lèvres pour ne rien taire des mots à venir
Nous avons levé les yeux depuis l’écart entre la ligne de fuite et l’espace qu’occupent les pieds
leur ancrage dans le sol
Nous avons ouvert des voies des clameurs
de nouveaux cycles
l’éclaircie comme éclairage d’un réel possible
des accalmies attendues
Nous avons soulevé le vent
pour un meilleur aperçu de la vie
Perle Vallens
(poème minute, Le parvis, esplanade de Beaubourg, Paris, écrit le 1er janvier 2024)