
Just a perfect day s’espère, puis s’éconduit, se reconditionne dans son étui du lendemain, dans son recours au lendemain, ce mauvais esprit qui prône que c’est un autre jour. Ni meilleur ni pire, ou bien, quoi ? Ce qu’on prise est-ce aussi ce qu’on prie, ce qu’on capte dans le recueillement du regard, qui réussit à aplanir les aspérités, à modifier les perceptions.
L’intensité se caresse de loin, c’est un paysage estompé sur lequel on souffle en espérant secrètement qu’il se rapproche. L’élément narratif qui fait que l’on donne sa chance à la nuit.
On imagine une forme d’instabilité, et ça pencherait du bon côté de la balance, on se jouerait la scène, on limiterait la casse. On accepterait ce rôle tout compte fait taillé sur mesure. L’image colle à la peau. Faire semblant est une possibilité. Engager sa responsabilité nous vaut un selfie artificiel, ce reflet au miroir bien encadré entre le satisfecit salvateur et l’imaginaire secouriste. Mais adhésion à court terme dans l’attente d’autre chose, des potentialités du lendemain, l’étendue poreuse de l’aube depuis l’heure du désœuvrement.
J’attends que s’éventre ce lac de retenue à irrigation immédiate.
J’attends juste de me sortir de moi, me faire prendre l’air, me sauf-conduire jusqu’à demain.
Perle Vallens, 16 août