
Quelle cause plaider qui ne ploie sous le joug de l’indifférence, genou à terre, quelle pitié interrompt la langue étrangère qui se parle à l’intérieur des têtes, qui se dit des histoires et s’invente des vies, contre quel regard buttent ces vies, le long de quelles interrogations, de quelles insistances qui pèsent sur les existences.
Celle qui marche dans son jardin privé n’en sort que pour cueillir un sourire véritable. Ni compassion ni mépris mais quelque chose de tangible qui rend acceptable sa présence sur terre et la préserve de tout un monde dont elle sait devoir s’absenter.
Perle Vallens, 21 août