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Oui-go, ouija


Ça dit oui, ça dit go mais quelque chose freine dans l’élan qui pèse plus que les bagages sur le quai de gare et dans les bras
qui pèse plus que les jambes elles-mêmes à l’arrêt sur le même quai
et ce rer qui n’arrive pas dont on hésite à préférer qu’il vienne ou ne vienne pas
et si une grève inopinée non souhaitée et non souhaitable mais quand même quelque chose freine le départ
J’ai dit oui j’ai dit go et le train affrété soudain ça fout le cafard alors que l’instant d’avant d’un coup je me sentais prête et pressée de rentrer
et les rails apparus comme un horizon possible à longer du regard dans ce sens qu’on dit bon par excès de méthode coué
à parcourir jusqu’au bon emplacement celui qu’indique
le billet dématérialisé trop souvent éteint dans la lumière trop souvent terne d’un smartphone qui ne reçoit aucun message
Je sais par cœur le trajet mais s’espacent les conditions du retour entièrement dissoutes dans les hypothèses du voyage inverse
bien sûr je reviens bientôt et qu’est ce que ça change
dans cet incontournable devoir rentrer et dans ce vertige de cette salle trop haute de la voiture 7
dans l’instant saisir la rampe pour éviter de chuter
tomber à la renverse est un souvenir ou un rêve
alors qu’est ce que ça change dans cet interminable à moins de sombrer dans le même interminable sommeil et de rêver que je tombe à la renverse
Être renversée c’est oui ou ja dans l’allongement
caressant on en redemande du renversement le corps et la tête à l’envers et ne pas se redresser trop vite mais rester renversée, se laisser traverser par toutes la palette des émotions, comme tout un paysage qui défile sur la vitre d’un train, cet effet d’accélération on sent bien ce que ça fait dans l’échine, la vitesse du train son effet sur l’accélération des émotions, leur circulation dans le sang, leur effet dopant et addictif, on n’imagine pas à quel point on devient accro à la grande vitesse des sentiments.

Ça dit oui, ça dit go mais quelque chose freine dans l’élan qui pèse plus que les bagages sur le quai de gare et dans les bras
qui pèse plus que les jambes elles-mêmes à l’arrêt sur le même quai
et ce rer qui n’arrive pas dont on hésite à préférer qu’il vienne ou ne vienne pas
et si une grève inopinée non souhaitée et non souhaitable mais quand même quelque chose freine le départ

J’ai dit oui-go comme ouija et le train affrété se peuple soudain de fantômes et soudain ça fout le cafard alors que l’instant d’avant d’un coup je me sentais prête et pressée de rentrer
et les rails apparus comme un horizon possible à longer du regard dans ce sens qu’on dit bon par excès de méthode coué
à parcourir jusqu’au bon emplacement celui qu’indique
le billet dématérialisé trop souvent éteint dans la lumière trop souvent terne d’un smartphone qui ne reçoit aucun message

Je sais par cœur le trajet mais s’espacent les conditions du retour entièrement dissoutes dans les hypothèses du voyage inverse
bien sûr je reviens bientôt et qu’est ce que ça change
dans cet incontournable devoir rentrer et dans ce vertige de cette salle trop haute de la voiture 7
dans l’instant saisir la rampe pour éviter de chuter
tomber à la renverse est un souvenir ou un rêve
alors qu’est ce que ça change dans cet interminable à moins de sombrer dans le même interminable sommeil et de rêver que je tombe à la renverse

Être renversée c’est oui ou ja dans l’allongement
caressant on en redemande du renversement le corps et la tête à l’envers et ne pas se redresser trop vite mais rester renversée, se laisser traverser par toutes la palette des émotions, comme tout un paysage qui défile sur la vitre d’un train, cet effet d’accélération on sent bien ce que ça fait dans l’échine, la vitesse du train son effet sur l’accélération des émotions, leur circulation dans le sang, leur effet dopant et addictif, on n’imagine pas à quel point on devient accro à la grande vitesse des sentiments.

Perle Vallens, 22 août

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