
Il y a eu des sons-et-lumières au fond des yeux j’allume un reste d’étincelles et ça ressemble à un bye-bye brillant de pétard mouillé
de quoi faire rouiller le regard qui se roule un dernier joint au fond du bleu au fond de la blondeur au fond d’une main qui est déjà ailleurs.
Je pourrais fredonner un avec-le temps-va dans ce gris de circonstances
je pourrais rejouer en matinale les scènes interrompues et ça ferait un drôle de couloir lumineux
un feu clignotant prêt à s’embraser
à moins qu’il ne s’éteigne
ce qui vacille c’est le corps
une flamme de luciole en voie de disparition.
Je tâtonne toujours entre besoin et désir
cette torsion du langage auquel on fait dire toute autre chose
comme se laisser chavirer ou submerger
jusqu’où je compte me noyer comme ça ?
et à quelle température gèle un cœur
entre chien et loup ?
Perle Vallens, 17 août















