
L’été finissant se décalque sur les peaux
se découpe sur restanques escarpées
se corse d’ambre et d’ocres
ces caresses du soleil avant qu’il ne s’éteigne
les ombres se replantent une à une dans mon corps enraciné qui renonce
et s’abandonne à la gestation des lumières fragiles
le ciel à reculons comme abdiquant
ses feux de jour son effet fleuve
ses impatiences distillées diluviennes
en valses d’éventration
le ciel jusqu’au point de bascule
sa lenteur d’extinction ses prises au sol
où s’ancre ce qui s’apparente au silence
le ciel : un lac sombre
Perle Vallens