
Main de nuit
blanche
nuit de saison
déraisonnée ouverte
bruits blancs ses pulsations
paume renversée recto-verso pâle
d’une blancheur de lune nuit écourtée
manche relevée jusqu’au coude creux d’épaule
plus clair que partout ailleurs sur le drap tendu la peau
d’un toucher moins rêche la douceur blanche de la main qui caresse
le soupir dans la lenteur du visage qui s’approche pour le baiser de mi-nuit
la moitié de ton corps sur la moitié du mien sa pesanteur d’avant matin
nos jambes dénudées apparues blanc sur blanc se confondent
et cette manière de les entremêler au réveil est un appel
dans le bruissement de chair froissée qui émerge
du sommeil cette manière qu’a la main de
suivre la ligne cohabitée des corps
comme pour appeler
une nouvelle fois
nuit blanche
Perle Vallens