
Le squelette nous porte
La peau nous porte chance
Est-ce la chair qui danse
qui festoie
Os est maracas
l’oreille est musicale
sa paroi est un tambour
où bat notre plus juste mesure
Les notes tombent dans les mains
plus chargées de joie porteuses de chaleur
Les doigts ne s’échappent s’échangent
contre de nouvelles pistes de danse
de nouveaux frissons une fluidité
dans les bras nous hisse du sol
offrant un avant-goût de ciel
nous pardonne de n’avoir
dansé davantage
sous l’ossature
brûle encore
le ventre
centre
des
sources
d’éveil de feu
la terre tremble
rien ne m’empêche
de me lever de danser
cette façon que j’ai de taire
l’effroi de me lever de toucher
l’ombre de créer un effet de lumière
de brandir mon corps de vous émouvoir
me mouvant déployant chacune des flammes
la peau est une transparence sous laquelle
notre structure reste un peu bancale
le rythme ne suffit pas à nous
maintenir on fait semblant
de mourir pour anticiper
la mort on prend de
l’avance pour la
désamorcer
Perle Vallens
(de saison cet ancien poème exhumé des archives)