
quel secret non effrité de la pierre son silence
l’irrévélé se plisse en strates dans d’insondables replis
lessivée rongée poncée par les pluies se laisse raviner
dégringole son unicité décrochée de la roche
l’infime devenu pierre
son appel clair entonne un chant inaudible
dévoile l’invisible d’une discrétion d’une pudeur
le signe d’une existence simple
secrète effusion sa tension au creux de la paume
la blessure au poignet la veine minérale
son feuilletage cristallin
sa blancheur de craie moelleuse écrasée
sans laisser trace sur les doigts
à la main revenue au pouce préhenseur
j’agrippe mais ne la possède pas
d’infimes poussières sont brève envolée
leur olfaction tressaille palpitation des narines
ce souffle intense d’une vie passée dans ses mystères
je ne perce pour l’instant aucune révélation
du berceau de la terre de ses profondeurs
la pierre tait jusqu’à son origine
se lèche pour savoir de quelle extraction
de quel sol son origine de quelle promesse son terroir
et le vin à venir