
je me dilue dans un 31 décembre à bulles
c’est si facile de disparaître dans une flûte à 12 degrés
zéro brut nature c’est toujours zéro
l’alcool sait si bien abolir le je
Perle Vallens
Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…

je me dilue dans un 31 décembre à bulles
c’est si facile de disparaître dans une flûte à 12 degrés
zéro brut nature c’est toujours zéro
l’alcool sait si bien abolir le je
Perle Vallens
2024, c’est la parution de peggy m. aux éditions la place, de faims chez Christophe Chomant éditeur, ma première exposition photo à la librairie Orange bleue, mon premier marché de la poésie en tant qu’autrice, dédicaces de peggy m., sur le stand de la librairie Wallonie-Bruxelles, et de Radicalesse* sur le stand de la revue Radicale. Hors les murs, lecture d’un poème paru dans l’anthologie Embarquement poétique, du Corps du poète au corps poétique.
*dont j’ai encore des exemplaires à « customiser », du sur mesure…






2024, c’est aussi deux résidences d’écriture, l’une à Vauvert chez les avocats du diable/au diable vauvert, en Camargue, pour l’écriture d’un roman (toujours en cours d’écriture). L’autre au Quinson dans la Drôme, pour un essai éco-poétique. Avec deux lectures, l’une de divers ouvrages à la Médiathèque d’Aigues-Mortes l’autre, au Quinson, en sortie de résidence.





2024, c’est aussi des scènes ouvertes : Mange tes mots au Lou Pascalou en mars, au stade poétique à Marseille en mai, au festival Voix vives à Sète en juillet. Et des lectures, de peggy m. bien sûr à la librairie Orange bleue, mais aussi de poèmes parus en revues, lors de leur lancement : la revue Radical(e) à l’EXC à Paris, la revue Dissonances au Salon de la revue à Paris également.






2024, c’est enfin une reprise d’études, le Master de création littéraire écopoétique d’Aix Marseille avec le projet Les Insignifiantes.




Demain est un do it yourself comme un autre
Il suffit de mettre les doigts dans l’engrenage
et se laisser entraîner
Tu te dis ça va bien se passer
(pour l’instant tout va bien)
Tu vis au rabais pour durer
Tu te passes en heures creuses
Cet attrait du vide comme du moindre coût
te fait tenir
Tu comptes les heures qu’il te reste dans ta time-line
Tu te dis ça va bien se passer
(pour l’instant tout va bien)
Tu comptes les points contre l’adversité
pour l’instant t’en sors vainqueur
Tu caresses tes promesses dans le sens du poil
Tu t’auto-likes tous les matins au miroir
tu fais de toi une bonne affaire
c’est un encouragement de courte durée
un emprunt non remboursable à souscrire chaque fois
que tu penses au pire
ta politique du pouce levé comme antalgique
smile de travers mais smile quand même
Perle Vallens
A l’initiative de Marilyne Bertoncini sur Embarquement poétique, une chaîne poétique s’est formée sur le thème Fleurir l’hiver, en reprenant un vers d’un précédent poème de la chaîne. C’est un vers de Jacques Cauda que j’ai repris, joli clin d’oeil à Odilon Redon, comment aurais-je pu passer à côté ?


Sur un extrait de Quand Harry rencontre Sally, le 56ème ciné-poème…


L’heure se traverse seulement dans un sens
nous assemble seulement dans un sens
qui semble le seul possible
nous nous efforçons de nous assembler
dans cette heure qui passe plus vite que l’assemblage
forcément interrompu par tout un tas de facteurs
parfois indépendant ms de nos volontés
dans l’heure nous rassemblons de quoi réduire l’espace entre nous
force est de constater que ce qui s’accroît dans l’heure c’est l’espace
et l’étroitesse de ce que l’esprit dicte au détriment du cœur
on se demande régulièrement comment inverser la tendance et remplir cette heure de formules d’assemblage imparables
mais imparfaites à parfaitement nous assembler
nous nous rendons compte que les équations sont à variables imprécises
qu’il existe bien trop de paramètres de combinaisons trop complexes pour poser aisément les termes
qu’il n’existe aucune formule définie pour résoudre le problème de l’assemblage entre nous
Perle Vallens

parade nuptiale auto-tamponnée
l’époux l’épousé n’est pas celui qu’on croyait
plenty plenty puis rien
pile quand le cœur s’arrête de battre
l’amorce d’un feu jusqu’à extinction
d’un aplat photographié faire selfie DIT-ELLE
pour se réapproprier l’histoire
Merci à Benjamin Milazzo d’avoir sélectionné ce texte pour la revue Miroir issue des ateliers d’écriture proposés par Laura Vazquez. Il s’agissait de ce chemin au Quinson puisque j’étais en résidence lors de la promenade qui a fait naître le texte.


A l’invitation du LABservatoire et avec un peu de retard…
