
Ni billot ni hache brandie
l’arbre débité est un tronc sans nom
il a perdu son identité et ses racines
défait de son houppier le fût ne tressaille plus
il a perdu le souffle
du vent qui remuait ses feuilles d’un son mat
plus rien ne l’agite qu’un grand feu
peut-être bientôt dans l’âtre
où sa charpente colossale finira par s’effondrer
écoute encore sa voix de grume humide
l’air claque ou crépite entre les veines du bois
Perle Vallens