photo-poème·poésie

Monde à croissance rapide

Abouchée au bleu je tète et j’aspire le parfum tiède de mai
le monde à croissance rapide ne s’inquiète pas des cris 
ce macérat humain qui sourd et soupire ses guerres
comme exsudat sans fin que pousse basse
l’étroitesse d’esprit dessaisi de son
humanité ce qui nous fait chuter
ce qui nous déracine compter
combien de mois décimés
transformés en siècle

Perle Vallens

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