
Plonger dans le fantasme de l’origine, à la racine, lignes courbes, sinueuses des généalogies, y chercher le rameau porteur comme la branche morte ou la pourrie, se demander de quelle souche l’on provient, de quel bois on est fait. Je compte les secrets comme les cernes sur le tronc, j’y discerne les césures et les erreurs, les pardons à mâcher comme boule de papier. Je mâchonne les histoires de famille, les affabulations à digérer, tout ce qu’il me reste sur le coeur. Je regarde les lignes de ma paume les veines de l’arbre, j’y verrais des signes et ce ne serait que pure invention.
Perle Vallens
*100 jours d’écriture/jour 8 (jours précédents sur les réseaux sociaux seulement)