100 jours·photo couleur·poésie

Vers l’apesanteur

Le pas vers l’apesanteur 
en guise de joie intarissable 
pour tatouer le principe de consolation 
sur la peau 

d’abord la défriper frapper 
du sceau d’une jeunesse aussi éternelle 
qu’improbable 

je triche donc je suis avec moi-même 
ma meilleure ennemie
qu’importe la force illégitime 
du fleuve nommé désir 
ou son absence 

le souffle persiste au-delà du sourire
esquisse l’esquive de la mort
d’un signe qui s’apparente à l’amour 
la façon la moins mièvre mais la plus provisoire
de nous maintenir en vie

Perle Vallens

#100 jours d’écriture – jour 87

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