
Rêche ridée
grevée de taches
comme grêlée
boursouflée
la peau plisse sur le dessus
de la main
parcheminée
on pourrait lire l’âge
et l’histoire
dans les sillons
celle d’une terre
retournée
à mains nues
on pourrait compter
les années de labeur
dans ses doigts
gourds
tordus grinçants
aux ongles noircis
ayant crocheté
tout l’été par habitude
phalanges
jouant des coudes
pour déjouer
la vieillesse
qui déjà
et depuis longtemps
s’incruste
jusqu’au préhenseur
qui peine à prendre
ses désirs
pour des réalités
non consumées
d’arthrose
jusqu’à l’auriculaire
menacé
de surdité
la main craque
de tous ses os
Perle Vallens
Très beau..la vieillesse a un bel avenir dans les plis des textes.
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merci beaucoup
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