Je serai ce mardi 24 février à la Mine d’art à Dieulefit dans la Drôme pour une nouvelle session (la première me concernant) des Mêlées poétiques. La scène ouverte est prévue à 20h00. Au plaisir de vous y croiser !

Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…
Je serai ce mardi 24 février à la Mine d’art à Dieulefit dans la Drôme pour une nouvelle session (la première me concernant) des Mêlées poétiques. La scène ouverte est prévue à 20h00. Au plaisir de vous y croiser !


surgit aussi dans l’angle de l’éclairage de la rue à vif comme pelée par l’ombre, l’aveuglement trop blanc surprend dès qu’on emprunte l’avenue large qui semble sans fin jusqu’à la bifurcation, le pont hérissé d’aboiements, le chien jaune et le noir aux yeux dorés, sans dévier le tracé jusque dans les branchages, la sauvagerie faite bois et feuilles qui frôlent les visages en retombées alors on slalome dans le venteux et le pluvieux même parfois, un jalon puis l’autre dans la pierraille on avance et on atteint presque au but, la croisée des chemins, la triple ouverture vers les champs à perte de vue à l’endroit précis où trois cours d’eau se rejoignent dans la multitude crépitante et les bourdonnements, les élancements ligneux et les hautes herbes, leur balancement dans le mistral qui souffle à l’oreille la rudesse des plaines et les froidure des ruisseaux, que faire d’autre sinon resserrer l’écharpe autour des jours et du nez qu’on sait rougis, les épaules arrondies, les pieds crochètent le sol dans de grosses chaussures de randonnée qui pourtant laissent passer l’air glacé, mais avancer quand même pour la respiration et pour l’émerveillement qu’on imagine au fond d’un fossé ou dans les hauteurs d’un arbre, sinon dans le ciel nuées d’oiseaux qu’on dit murmurations, leur retour piaillant dans les nuages qui font vibrer une impression de printemps et qui plus loin se poseront dans les buissons épineux de garrigue, dans des bosquets d’olivier, alors j’avance, je continue d’avancer avec la perception vivace et invisible que quelque chose est là, qui attend son heure, qui survit à l’hiver, qui demande à émerger dans le jaillissement prochain des bourgeons, des premières fleurs d’amandier quand déjà le mimosa ses premiers ors, son embardée d’embellie, quand déjà les violettes ont percé partout les talus hauts, les bordures des chemins et les sous-bois, quand déjà je me penche sur elles, défroissées-fraîches couvertes de gouttelette d’eau d’après l’averse, je vois rien de renfrogné dans leur port de tête à ras de terre, frottées et glaiseuses dans les remugles d’humus et les remontées des nappes, leurs débords pollués, leur vomissure, l’instant de crue maigre qui séchera dans l’instant au retour du soleil qu’on voit déjà poindre, un soupir juste là
Perle Vallens
Ce nouveau vidéo-poème mêle cut up son et texte sur une captation vidéo. Bon visionnage !
Sur la base d’une consigne de Laura Vazquez, voici un nouveau vidéo-poème : Une main.
La main
est un souffle
vibrant
sur la paroi
usée
d’une peau
elle cherche
un creux
une porosité
où s’enfouir
loin
sous l’os
cimenté
elle cherche
une lumière
un bruit blanc
un refuge
où se joindre
la main ouvre
un espace
plus vaste
de plusieurs vies
non vécues
la main
est une bouche
muette
pour murmurer
plus qu’un seul nom
Perle Vallens
La revue Lichen a 10 ans ! Dans ce numéro spécial anniversaire, un beau sommaire auquel j’ai le plaisir de me joindre avec un petit grain « végétal » et le poème Lichen to lick. Bon anniversaire à la revue et bravo à Nadège Cheref et Elisée Bec, l’actuelle et l’ancien responsable de la revue.



