
Je participerai à la scène ouverte du festival Voix vives à Sète mardi 23 entre 10h00 à 12h00, aux côtés de plusieurs voix amies. Au plaisir de vous y retrouver !
Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…

Je participerai à la scène ouverte du festival Voix vives à Sète mardi 23 entre 10h00 à 12h00, aux côtés de plusieurs voix amies. Au plaisir de vous y retrouver !

C’est quoi une main
une zone de contact pour découvrir le monde
ou
une zone de contact pour l’effacer
C’est quoi un oeil
un angle d’attaque de la lumière pour faire pression sur les ombres
ou
un clignement pour limiter les effets d’un trop grand ensoleillement
C’est quoi un sourire
une minute de silence qui peut durer longtemps
ou
une impatience des mots pour qui cela ne va jamais assez vite
Le regard saisit par capillarité selon que les cils sont rabattus ou non, selon que la paupière close, la pupille à l’image jointe
Perle Vallens
L’atelier du bas cros est une association qui organise des événements autour de la littérature et de la poésie, accueille des auteurs et autrices en résidence, édite une revue littéraire, vif, dont je reparlerai.
La semaine dernière avait lieu sur le site du bas cros à Lentillères en Ardèche, un festival de théâtre, musique, lectures, avec notamment des lectures de textes parus dans vif (et autres poèmes). Je m’y suis rendue pour soutenir des vois amies, de façon totalement imprévue, à la dernière minute. Et c’était chouette.
A cette occasion, j’ai pris en photo des amies autrices, Mireille Boissel, Laurence Fritsch et Marianne Skorpis, deux autres auteurs, Barouk et Laurent Cohen, et les organisateurs du festival, Marie lo Pinto et Jasmin Limans. Place aux portraits (dans le désordre des prises de vue) :












Après les poèmes dans la revue Teste, les poèmes & photos dans le tract poétique Radical(e), je suis heureuse de voir une quinzaine de photographies publiées dans la très belle revue Margelles (Bruno Guattari éditeur), qui alterne textes poétiques et visuels. Vous pouvez la retrouver ici en version papier (à venir très bientôt) ou à télécharger d’ores et déjà sous format pdf.
Voici quatre parmi les 15 photographies choisies pour la revue.




Le tract poétique Radical(e) est paru peu avant le marché de la poésie, il a été l’occasion de versions open art par plusieurs poétesses sur plusieurs numéros. Dans ce dernier numéro baptisé (Radical)esse (si vous suivez un peu cette revue, le principe du titre est la modification sur suffixe construit sur la base radical-), il y a plusieurs photos et photographies.
On peut acheter la version « nue » ou la version « open art », directement auprès des autrices. Je n’ai pu malheureusement récupérer les versions à augmenter par mes soins, ce sera en août ou en septembre (une lecture est prévue fin septembre à la librairie parisienne EXC, on l’espère). Vous pouvez vous procurer la version « nue » pour la modique somme de 7,58 (frais de port inclus), sur le site


Et voici quelques exemples « augmentés » par mes soins au marché de la poésie sur le stand de Radical(e).





Et tentative de braille (éphémère)


De retour de deux jours de marché de la poésie, lancement de la revue d’écopoésie foehn, beaucoup de rencontres, retrouvailles, quelques expos, des visites d’appartement pour future étudiante parisienne. Tout est passé très vite, comme souvent.
Actualité dense me concernant cet été en revues notamment, et dans Teste, qui avait déjà accueilli des textes, deux poèmes dans le numéro 52 qui paraît cette fin de semaine. Le lancement de la revue est prévue à Toulon ce dimanche à 11h00, si vous êtes dans le coin…



Le thème de Poésie SCHLAG qui sera diffusé sur l’Aléatronome, webradio de Saint Etienne, est « bizarres » et il offre tellement de possibilités d’écoute que ce nouvel épisode du podcast poétique, demain jeudi 20 mai à 19h00, est particulièrement intrigant et attendu ! NB l’émission sera disponible ensuite sur soundcloud. Merci à Margaux Lallemant qui assemble nos voix d’avoir sélectionné mon texte. En grande fan du réalisateur, qui se double d’un véritable designer sonore dans certains de ses films, j’apprécie beaucoup.

Edit : Poésie SCHLAG est en écoute sur soundcloud :

La femme est debout, très droite, presque rigide. Son regard est fixe, ses sourcils froncés, une barre au front sous la frange basse. Elle regarde devant elle avec une fixité de rapace. Son visage trois quart dos, légèrement penché, dirigé vers la droite.
On peut suivre la direction parmi les touffes hautes un peu jaunies, les bouquets odorants de genêts. Le regard pourrait passer au-dessus et atterrir dans l’espace vierge, plus ras, qu’on imagine vidé de ses pissenlits et de ses pâquerettes. Un espace qui semble avoir été tondu peu avant et qui exhale encore son odeur fraîche, un peu acide, d’herbes coupées.
Il est là, en contrebas. L’enfant. Il est assis dans l’herbe. Il joue avec des morceaux de bois, des petites pierres, des brins secs. Il a peut-être quatre ou cinq ans, flotte dans des vêtements trop grands pour lui, un survêtement, son haut à capuche, Peut-être celui d’un grand frère ou d’une grande sœur. On ne voit pas vraiment son visage, seulement la ligne que dessine la lumière de fin de journée. Elle souligne l’ovale tendre, le petite nez et pose de l’or dans la tignasse hirsute, blonde. De loin on devine l’œil rieur, le sourire et la joie de l’enfant qui joue.
A l’horizon, le soleil décline et baigne la prairie de ses rayons encore vifs et déjà chaud pour la saison. Un oiseau passe et c’est le seul bruit que l’on n’entend, la seule silhouette que l’on voit traverser le paysage.
Il joue et comme tous les enfants de son âge qui jouent, il est seul au monde. Il a occulté, le temps du jeu, la présence de celle qui probablement est sa mère. Sa mère qui ne le quitte pas des yeux, quelques mètres derrières l’enfant. Qui probablement surveille, une louve, son petit. Une histoire, une vie de mère.
Je vois une légère crispation, le menton qui s’avance, pointu et les lèvres pincées. Elle a un geste, une main s’avance et elle ouvre la bouche, comme pour appeler ou dire quelque chose. Puis elle se retient. Le corps en tension, le visage en alerte, concentré. Autant que celui du fils, absorbé dans son jeu.
Il se frotte les mains et je vois bien qu’elles sont souillées, sales de terre, la paume brune. Il en a probablement jusque sous les ongles. J’imagine qu’il a farfouillé à la recherche de cailloux pour jouer, qu’il s’est amusé à la dînette avec la terre qui deviendrait de la nourriture. Tous les enfants font ça. J’imagine que c’est ce qui à la fois agace la mère, lui déplaît, sans doute en pensant à l’heure de la douche, au temps qu’il faudra ensuite pour le décrasser, ce petit pouilleux, en en même temps qui n’ose pas le déranger dans son jeu.
L’oiseau repasse et pousse un cri rauque qui fait lever le visage de l’enfant et celui de la mère, qui le suivant, se lève à son tour. Et moi, je regarde à mon tour l’oiseau, nos trois visages levés vers le même battement d’ailes, le même bec qui troue l’atmosphère, le même cri répété qui arrache un pan de ciel. Et à nouveau je regarde la mère qui regarde le fils regarder l’oiseau et le fils se rend compte à ce moment que la mère regarde elle aussi l’oiseau. Alors leurs regards se croisent et ils se sourient. Et pourquoi est-ce que ça m’émeut autant, c’est ce que je voudrais savoir.
Perle Vallens
(Mardis du Tiers Livre de François Bon – avec Marguerite Duras)
Avant le marché de la poésie, un petit point sur ceux qui ont partagé peggy m. et lui ont donné un peu de visibilité d’une manière ou une autre.
Sur les réseaux, il y a quelques semaines déjà…



Récupéré il y a peu, le Dauphiné Libéré du 19 mai (édition en ligne) suite à la lecture donnée de peggy m. à la librairie Orange Bleue, le jeudi 16 mai.


Ce cinquantième ciné-poème s’ouvre sur un genre non encore traité : la comédie musicale. J’ai choisi le cultissime West side story de Jerome Robbins et Robert Wise (lien vidéo https://youtu.be/k8MiOb8yzlc ) mais il est possible qu’il ne soit pas accessible pour des raisons de droit, sur youtube. Le voici dans l’intégralité sur le blog :