

Un poème-souvenir, un souvenir en forme de poème, c’est dans le dernière parution de la revue Miroir, un texte issu des ateliers d’écriture de Laura Vazquez. Ci-dessus le début, le reste à lire ici.
Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…


Un poème-souvenir, un souvenir en forme de poème, c’est dans le dernière parution de la revue Miroir, un texte issu des ateliers d’écriture de Laura Vazquez. Ci-dessus le début, le reste à lire ici.

Après ce chant de caresse, voici Trébucher, une nouvelle création sonore et visuelle pour le site l’aiR Nu/rubrique c’est entendu, un vidéo-poème, et même un ciné-poème puisqu’imagé par un extrait des Temps modernes de Charlie Chaplin sur les sons 39, 49, 65 de la sonothèque du site. c’est très court, ça dure 30 sec et c’est à voir en suivant le lien de l’aiR Nu.


Pour ce 44 ème ciné-poème, partons en Italie. Sur un extrait de Mort à Venise de Luchino Visconti, voici camoufler nos lâchetés.

Maintenant je ne suis que ça : découragement.
Depuis la cage de mon squelette, le découragement résonne et sa voix est acouphène. Tu gémis, me dit-il. Tu ne fais que gémir, tu ne sais plus que ça. A la place tu devrais taire la douleur. Ta fatigue, donne-la moi, elle me nourrit. Contente-toi de toi. Le vide te restreint, c’est plus facile. Dis-toi que tu n’es rien, ça va passer. Contente-toi de cette patience à vivre car rien n’est jamais résolu. Contente-toi.
Mon découragement me décourage moins vite, moins longtemps si je lui abandonne le choix. Je me mets en veille, en retrait, je fais abstraction.
Tu vois, mon découragement, je gémis moins, c’est pour te faire taire.
Perle Vallens


Ce nouveau ciné-poème est écrit sur un extrait de Brazil de Terry Gilliam. Il s’intitule ce qu’on gagne on le perd.

Captcha qui fait de moi 4 véhicules à moteur
ou 3 arbres ou 5 panneaux indicateurs
La couleur de mon identité est rouge comme un camion de pompier
ou bleu comme un ciel sans nuage
Sélectionnez l’image correcte
Captcha à valider
quel réflexe quel effet de lumière contourne le défaut d’authentification
de différenciation d’un humain qui aurait perdu son corps
qui l’aurait égaré entre le pouce préhenseur et l’index qui swipe
Non, je ne suis pas un robot
Non, je ne suis pas un imposteur numérique
Là où je suis des racines poussent
et le vert devient plus vert que des milliers de pixels
sans oxygène
Perle Vallens
Merci à deux autrices/poètes amies pour ces partages en story Instagram.
Merci à Tiphaine







Et merci à Sara


Et Noël après Noël



on empilerait nos bras
comme branchages pour l’hiver
on réactiverait la circulation dans le sens
inverse des tristesses
en reflux refoulées loin
on ferait revenir la joie
on l’épinglerait au corsage
piqué d’ongles tendres
là où percutent des brassées de printemps
on frapperait nos poitrines du sceau
de terre fraîche de coquelicots d’une braise
nouvelle comme une lune brève
dans un ciel déjà d’été
on éluderait les vides remblayés
comme on réduit l’espace
entre les criques de nos corps
on blanchirait toutes les opportunités
on se verrait fondre à l’œil nu
flaque de toutes nos neiges
on se verrait respirer sans abîmer
nos paysages
Perle Vallens