

Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…


Graver nos espoirs est le tout nouveau ciné-poème de l’année, sur un extrait de The revenant de Alejandro González Iñárritu. Bon visionnage !

Dans le mémoire d’Agathe Rollet (master 2 – Université d’Avignon), qu’on peut lire ici, plusieurs corpus poétique qui prennent la forme de vidéo et une diffusion sur youtube ont été étudiés, voire disséqués. Me concernant elle a opté pour les ciné-poèmes, et notamment celui d’après in the mood for love de de Wong Kar-Wai, visible sur youtube ici.




le dos prend toute la place
l’ossature le rachis en tension
la musculature contracturée in
flammatoire
une pression vertébrale
qui dit qu’on en a tellement plein
cherche saison nouvelle
cherche béquille solide droite sous forme d’i
dées neuves pour avancer dans les défaites
la clandestinité des souvenirs
dos à l’épreuve des chutes
chancelant vacille noyé
et tout le corps entraîné avec
Perle Vallens

Un chant de caresse est une création sonore et visuelle, un vidéo-poème accueilli ce jour sur l’aiR Nu, rubrique C’est entendu, sur les sons 63, 7, 49 de la sonothèque du site. Ci-dessous un extrait, sinon le montage vidéo est à voir sur le site de l’aiR Nu.


Rage est un texte écrit sur consigne d’écriture proposée dans les ateliers de Laura Vazquez. Merci à Benjamin Milazzo de l’avoir choisi pour le numéro de janvier 2024. A lire dans l’intégralité ici.



Le corps est un thème récurrent, tenace, obsessionnel. Rien d’étonnant donc que je lise à la librairie L’Orange Bleue, le jeudi 18 janvier à partir de 19h00 à l’invitation de Michèle Pouget de l’association Orange Passion Livre. à l’occasion des Nuits de la lecture. Au programme, lectures dans l’escalier, avec des lycéens, des membres des ateliers d’écriture, des comédiens des troupes locales de théâtre et des membres du Café Litteraire. Une scène ouverte à laquelle je participerai avec grand plaisir !


Sentiments à sequins et paillettes émotions 100% lamé
ce qui brille ne se voit pas à la lumière du jour
Reversez-moi un peu d’obscurité pour mieux faire scintiller ces traces d’illumination
joie en multiprises à déclenchements simultanés
dont je dénude les fils pour meilleure prise de feu
Perle Vallens
(poème minute, Le parvis, esplanade de Beaubourg, Paris, écrit le 1er janvier 2024)

Nous avons élargi tant d’épaules et tant de cœurs
et tout ça sans les mains
Nous avons uni des langues foisonnées
sans amalgame ni fusion
sans même un doigt sur les lèvres pour ne rien taire des mots à venir
Nous avons levé les yeux depuis l’écart entre la ligne de fuite et l’espace qu’occupent les pieds
leur ancrage dans le sol
Nous avons ouvert des voies des clameurs
de nouveaux cycles
l’éclaircie comme éclairage d’un réel possible
des accalmies attendues
Nous avons soulevé le vent
pour un meilleur aperçu de la vie
Perle Vallens
(poème minute, Le parvis, esplanade de Beaubourg, Paris, écrit le 1er janvier 2024)