
flancs familiers
à ma bouche famélique
d’un choc amical à l’aine
j’encaisse
oblongue la caresse
oblitère en fermeture m’obstrue
mon ventre est une permaculture
qui requiert son comptant d’eaux
Perle Vallens
Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…

flancs familiers
à ma bouche famélique
d’un choc amical à l’aine
j’encaisse
oblongue la caresse
oblitère en fermeture m’obstrue
mon ventre est une permaculture
qui requiert son comptant d’eaux
Perle Vallens

Mesdames et Messieurs, bonsoir, voici les titres de l’actualité de ce jour comme d’un autre.
Le coup d’envoi a été donné hier en grandes pompes de ce que nous attendions tous : pas grand chose.
Ses amis le considéraient comme tel et pour ses ennemis c’était tout l’inverse.
Nous nous rendrons dans la plus petite île du monde qui caresse son espoir d’on ne sait quoi.
Nous reviendrons sur ce qui s’est passé hier mais que tout le monde a déjà oublié.
Nous parlerons du maintien dans leurs fonctions des personnels qui s’apparentent à personne.
A cela s’ajoutera ce que l’on pensait impossible : ceci. Il s’avère que c’était aussi inespéré qu’inattendu.
Nous nous assurerons que les populations sont bien là et qu’elles ressemblent bien à ça.
Un phénomène climatique sans précédent et imprévisible est survenu ailleurs.
L’annonce des résultats sportifs ne s’est pas fait attendre, aucune, qui couronne dix ans de néant.
Le gène de la digestion rapide a été isolé, on l’a identifié, il est ici-bas, quelque part.
Nous envisageons ce qui semble être le fait le plus important de l’année : rien.
A l’heure d’hier mais à la date du jour, nous assisterons au levé de rideau sur ce fait marquant et absolument quelconque qui rend tout le monde amnésique et que nous avons omis de nommer parce que nous ne rappelons plus ce dont il s’agissait.
C’est maintenant la fin de ce journal. Nous vous donnons rendez-vous jamais.
Perle Vallens
Le lancement du dernier numéro de la revue Dissonances aura lieu le vendredi 16 juin à 19h30 en présence de Jean-Marc Flapp, son directeur, et Kader Benamer qui a illustré ce numéro. Y seront données lectures de la part des auteurs et autrices des Silences qui composent la revue, et je lirai Rien (à dire).
L’événement aura lieu à l’Ours et la vieille grille, librairie & bar, 9 rue Larrey à Paris (tout près de la Grande Mosquée).


Le court ciné-poème du jour intitulé la lumière est une chance est composé sur un extrait (de la scène finale) de Léon de Luc Besson. Et sur l’introduction musicale d’une chanson de Sting.
Ce caviardage est la dernière page du livre entamé il y a plus de deux ans, à raison d’une page caviardée par semaine.


ne réponds pas à la nostalgie
ce qui coule à pic
ou ce qui cogne
ce beurre noir mal cuisiné
façon crème de beauté
façon contour de l’œil
tu touilles tes souvenirs
par habitude
ça racle bec et ongles
toujours vivaces
à l’arrachage
Perle Vallens

Je tombe
Le ciné-poème du jour est doux, et fait la part belle à la peau dans cet extrait du film Une femme mariée de Jean-Luc Godard, laissez-vous attendrir…


dents poreuses d’avoir trop mordu
canines requineraient bien encore
grand blanc pleine bouche
jugulaire à usage unique
animal à sang chaud
un charnier entre les molaires
Perle Vallens