100 jours·photo n&b·poésie·vidéo·vidéo-poème·You Tube

Voix synthétique

le corps en transit au fond d’une voix
blanche mate
aphonie d’une cellulose sans acide
ventre enfermé dans voix fantôme
qui m’enfile comme un gant
la voix est une surface sans vide
elle ne m’endommagera pas
elle me mangera me gobera
tout rond

Perle Vallens

Micro vidéo sur un court texte (et autoportrait/génération d’ondes sonores) dit par une voix synthétique et non la mienne. Partagé sur instagram pour les 100 jours d’écriture (jour 95)

100 jours·photo n&b·poésie

Entêtement à vivre

parcourir la distance de là le verger
à reculons les branches tordues sèches
cassées qu’on devra égaliser
à la cerne de l’arbre reconnaître défi
cience la morsure
pas la sienne l’appauvrissement
de mes vieillards secs
en étancher la soif
repousser l’échéance d’un prochain coup
de soleil
hydrater par l’eau de pluie
acide quand bien même creuse l’écor
ce fragilisée
un serment prononcé m’engage
d’une promesse faite sur le vert
sur le vif les mots à ren
flouer je sais la repousse lente
l’entêtement à vivre
jusqu’à la feuille tendre

Perle Vallens

#100 jours d’écriture, jour 92



écoute audio·poésie·prose·soundcloud

Possession sur soundcloud

Possession est un texte écrit et mis en voix/son intialement pour Mange tes mots sur la thématique « monstre intérieur » et d’après une de Ronelda Kamfer « je donne des petits noms à mes démons et je les traite bien ».
Une partie du texte (sans le « design sonore ») a été utilisée sur le dernier ciné-poème.

Il ssemble qu’il y ait un souci pour accéder à l’écoute. Voici le lien
https://on.soundcloud.com/lZF5XPyHEZJrwX9van

100 jours·photo couleur·poésie

Vers l’apesanteur

Le pas vers l’apesanteur 
en guise de joie intarissable 
pour tatouer le principe de consolation 
sur la peau 

d’abord la défriper frapper 
du sceau d’une jeunesse aussi éternelle 
qu’improbable 

je triche donc je suis avec moi-même 
ma meilleure ennemie
qu’importe la force illégitime 
du fleuve nommé désir 
ou son absence 

le souffle persiste au-delà du sourire
esquisse l’esquive de la mort
d’un signe qui s’apparente à l’amour 
la façon la moins mièvre mais la plus provisoire
de nous maintenir en vie

Perle Vallens

#100 jours d’écriture – jour 87

Actualité·écopoétique·exposition·poésie

Exposition d’un poème avec le collectif foehn au centre Wangari à Paris

Dans le cadre de l’exposition « Sous les pavés les arbres » organisé par le collectif foehn, j’aurais le plaisir d’exposer un poème, visible durant la durée de l’exposition du 12 septembre au 31 octobre 2025 au centre Wangari à Paris. Le 12 septembre, durant le vernissage, quelques textes seront lus (je ne pourrai malheureusement pas y être).

Fœhn est un collectif d’écopoésie fondé en 2024 par les poètes.ses Dorsène (Vroum), Florian Bardou (Lunatique), Selim-a Atallah Chettaoui (10 pages au carré, La contre allée) et l’artiste visuelle Zohra Mrad. Leurs activités se déclinent sous deux formes : d’une part une micro-revue imprimée d’une vingtaine de pages et de l’autre, des événements pluridisciplinaires, mêlant arts, poésie et sciences humaines et sociales, qui en sont le prolongement performé. Ils envisagent leur activité événementielle, au-delà de la poésie, comme un dispositif d’art social permettant de créer des espaces de création, de rencontres et de transmission autour des thématiques écologiques, dans une démarche intersectionnelle.

Actualité·lecture·poésie

Scène ouverte du Stade poétique à Aubagne le 13 septembre

Reprise des scène ouvertes (ça faisait longtemps), la première aura lieu le 13 septembre à Aubagne à la librairie Les furtifs, après l’atelier d’écriture, début des lectures et performances à 16h30. J’y lirai des poèmes inédits sur le thème de l’arbre, dont des extraits d’un texte à paraître prochainement en revue. A suivre…

atelier Laura Vazquez·écopoétique·écriture·photo n&b·poésie

la peau des plantes

On dirait qu’elles se taisent
mais c’est qu’on ne les entend pas

Écoutez
Elles glissent
progressives dans le silence

il n’y a que la distance sous nos pas
un grand espace tout autour
un ciel

Ecoutez
La terre respire encore
elle rebrousse calcinée
les racines frémissantes
le sol relate une histoire
à laquelle nous croyons

Ecoutez bien
pour retenir les mouvements cachés
dans l’immobilité

Leur souvenir repousse fragile
dans nos veines
tiges hautes nous atteignent
de plein fouet

Ecoutez toujours
le déjà là des apparences
le dessous révèle leurs vies

inventaire
d’ombres
dépliées

plissé se fripe un pétale
dans l’air froissé

Ecoutez la pleine peau des plantes

Perle Vallens