
flancs familiers
à ma bouche famélique
d’un choc amical à l’aine
j’encaisse
oblongue la caresse
oblitère en fermeture m’obstrue
mon ventre est une permaculture
qui requiert son comptant d’eaux
Perle Vallens
Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…

flancs familiers
à ma bouche famélique
d’un choc amical à l’aine
j’encaisse
oblongue la caresse
oblitère en fermeture m’obstrue
mon ventre est une permaculture
qui requiert son comptant d’eaux
Perle Vallens

Ma peau nue trône à terre
règne sur chaque millimètre en contact
l’influx et le feu remontent par les pores
par les heures d’incendie converties en secondes
d’embrasement
Ma peau couve sous la mue
sa lave neuve sa dévoration
d’haleines haletantes et de désirs fleuves
de tous les âges elle porte sa crue
en couronne
Ma peau nue se moque
du carrelage lisse des tommettes froides
de la moquette rêche du lino sale
des sols cirés des enduits suintants
de boues noires
Ma peau nue se vante d’être à sa place sur tout type de revêtement
Pourvu qu’y floque l’ombre portée de ton corps
Pourvu qu’y éclate la prochaine explosion
de ton prochain baiser
Perle Vallens

Laisser en surface ce qui est fragile
qui surnage toujours
plus proche du corps
qu’on ne le croit
qui s’accroche au jour
comme une liane
entortillée aux apparences
à l’à-peu-près des images
que la vie donne à voir
©Perle Vallens