
Sur le principe du livre papier Journey, j’ai fait celui-ci, Silence. Il se compose de textes et photos imprimés auxquels j’ai ajouté des éléments à l’encre.
Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…

Sur le principe du livre papier Journey, j’ai fait celui-ci, Silence. Il se compose de textes et photos imprimés auxquels j’ai ajouté des éléments à l’encre.




Nouvel essai de livre pauvre sur le thème de la virtualité, de l’homme augmenté…






J’ai suivi la piste des premiers hommes
Je l’ai suivie d’instinct du bout de mon fusain
J’ai suivi un tracé ancien mal défini mal dessiné
J’ai suivi un certain horizon
moins lointain que ce qu’il ne paraît
J’ai suivi maints et maints visages
comme des appels par leurs noms
J’ai suivi les ossatures dans le tremblement de la main
J’ai suivi chaque profil dans le flou de l’histoire
le défilement de leurs frères
J’ai suivi ce qui fait de leurs folies figure humaine
©Perle Vallens






L’expérience du livre pauvre a été vécue fin décembre de diverses façons, maquetté avec impression de texte et de photographies, comme pour Journey par exemple, qui est un extrait d’un recueil plus conséquent, avec ponctuellement ajout de dessins encrés. Ou décoré d’encre et d’aquarelle, pour un extrait d’un autre recueil.
Ou comme dans Traces ci-dessus, aquarellé, avec texte collé (cut-up).
Je posterai quelques autres essais dans les semaines à venir…

Les dents, des doigts qui s’avancent à la morsure
La langue, ce serpent qui s’enroule, se déroule dans les bouches
Ses lèvres refermées sur doigts et serpents devenues porte close, s’ouvriront pour dire toutes les images cachées sous le front
Lui bombé d’intelligence sous le cheveu blond, petite broussaille de foin rare, le front comme voûte, avancée sereine du cerveau
L’œil, la noyade si l’on n’y prend garde
Le menton n’est qu’un avant-poste
Le cou, l’anguille qui s’évanouit, qu’on verrait disparaître dans le seau de Francesca
L’épaule a la rondeur ferme des fruits d’été soyeux sous la joue
Les bras longs déliés de félins
Ses mains comme patte de chat, griffes fines à glisser sur les peaux
Le poitrail est valeureux ponton pour les poitrines, quelques poils caressants sont l’herbe fraîche du matin
Le ventre est oreiller, tu sais, celui des note japonaises, un fouillis, un feu-follet, ou du livre chinois, riche de ces estampes dessinées en imagination sur le souffle, jusqu’au nombril, en creux de mes histoires intimes
Ton sexe est arbre fier, veiné d’écorce, dressé au ciel
Tes jambes, des lianes pour s’accrocher à ma taille, et tes pieds, des singes immobiles à leur extrémité, sages et obscènes à la fois
©Perle Vallens
Montage photo, animation, texte et cut-up son inspiré du poème les bras de Vincent Es-Sadeq. Photographies, dessins/animation et texte de Perle Vallens.