
C’est un champs à perte de vue. Une vaste étendue un peu sauvage, folle prairie sur une terre fertile, vibrante et chaude. Cela vit dessous, cela fourmille dense. Cela sent l’humus riche et frais, une promesse pour la lumière. Les bourgeons percent sous la croûte épaisse. Fleurs embryonnaires frappées par la grêle des larmes, le sel assassin, la pâle heure grise d’une aube boréale aux reflets de faussaire.
Le cœur n’écoute pas, il refuse les compromissions, il reste prostré. Interdiction d’entrée aux astres. Seule la lune bleue reste aux aguets.
©Perle Vallens



