« L’appel à textes organisé avec la complicité de Paradise Boutik s’est achevé ce lundi 30 octobre par la victoire sans partage de la nouvelle « la femme chocolat » de Perle Vallens. Parmi les nombreuses nouvelles reçues, au total 6 textes ont été choisis pour être publiés aux Editions B.Sensory, vous pouvez dès à présent les retrouver dans la sélection : Paradise Boutik.
Dans sa nouvelle, Perle Vallens nous sert sur un plateau le délicat parallèle entre la cuisine et une histoire d’amour, sensuelle, charnelle, passionnée au sein de la brigade de la cuisine d’un grand restaurant.
Cette nouvelle est à déguster gratuitement et sans modération pendant 1 semaine dans l’application B.Sensory ! »
Cette narration « messy », mêlant plaisirs de la chère et de la chair, se déroule entre une jeune apprentie, commis de cuisine et le second, qui la prend sous son aile, et plus puisqu’affinités…
Dans ce cinquième volet des mystères de Boulogne édité chez B-Sensory, la « chaise à voyager » envoie deux protagonistes, Edouard Louandre et Nikola Tesla, à deux périodes différentes, dans Paris. Le premier y fête les funérailles de Victor Hugo à sa façon et le génie serbe retrouve son vieil ami Eugène Fourny, le père de Marguerite, à la veille de l’Exposition Universelle. Un complot anarchiste à déjouer ?
Entre bas-fonds et brillance, Paris sera toujours… Paris !
» Le scientifique haussa les épaules en se détournant. La maison Fourny commençait à trouver l’homme pénible, en dépit de son génie et de sa vivacité d’esprit. La missive codée avait été acheminée aussitôt et Gaston Barbe l’avait fait déchiffrer par le jeune Fréhel. Ce garçon était décidément très doué. Eugène Fourny y dévoilait les identités de certains personnages, peut-être bien ceux qu’Edouard Louandre avait surpris. Il demandait une surveillance rapprochée. C’était là un élément auquel personne n’avait vraiment songé : le chimiste était en mesure de savoir précisément ce qui se produirait entre la date actuelle et mai 1889, mais il avait, en transmettant ce message, le privilège de modifier les événements à venir ! Les esprits s’échauffaient, les perspectives économiques et politiques étaient énormes, et leur implication allait modifier l’avenir ! Cette révélation fit l’effet d’une bombe et l’effervescence gagna tous les membres de l’organisation. Il était proprement incroyable que personne n’y ait pensé avant. Arthur Bertaud en avait, lui, conscience depuis longtemps et craignait désormais que cette évidence n’ait des conséquences fâcheuses. Qui sait quelles utilisations la « chaise à voyager » pouvaient susciter ? Et quelles en seraient les motivations, hautes idées ou basses pensées, pécuniairement ou égoïstement intéressées ? Il regrettait bien que Gaston Barbe ait partagé avec tous cette fulgurance. De fait, Edouard Louandre entrevoyait d’infinies possibilités,… »
B-Sensory a regroupé 10 nouvelles de sa plateforme en recueilsur le thème des fantasmes de femme : « des relations fusionnelles, sauvages, sensuelles. Dix histoires de femmes parties à la conquête des plaisirs charnels sans tabou. Des nouvelles érotiques, fortes, passionnées, sensibles, qui explorent les diverses formes de plaisir…Stéphanie Eden, Julie-Anne de Sée, Sara Agnès L., Norah Jolly, Perle Vallens, Jean Darmen, Trinity Words, Marie Loverraz, C. Biel et Blanche de Saint-Cyr vous ouvrent la voie vers des moments de jouissance inédits ! »
Vous y retrouverez donc notamment « Seconde chance ». A lire sur amazon, google play, fnac… Votre liseuse est : une Kindle : retrouvez le recueil en cliquant ICI une Kobo : retrouvez le recueil en cliquant ICI une Cybook Muse ou Cybook Ocean ou Bookeen Saga : retrouvez le recueil en cliquant ICI La version connectée des nouvelles de ce recueil est disponible sur le site internet de B-Sensory à lire dans l’application pour les amoureuses du Little Bird.
Ma tête entre dans ma poitrine, j’arrondis mes épaules vers l’intérieur, je me recroqueville pour ne laisser apparaître qu’une forme imprécise, floue. Je ne suis plus qu’un dos au bout duquel un index touche un sexe. Mon doigt frotte mécaniquement, très lentement. La caresse doit rester invisible, le mouvement ralenti, imperceptible. Ma petite frayeur, ma petite lâcheté.
Un sms commande de me redresser. Je me plaque alors contre un mur, la poitrine écrasée, le sac à terre. Je pose ma joue sur la froidure de la surface, privauté de béton qui effleure mon pubis. Je presse mon corps sur la paroi, je me laisse envahir par ce contact glacé mais qui finit par m’exciter justement par ce contraste qui me fait oublier où je suis. Du moins qui me donne l’illusion d’oublier.
Le polissage en bas a viré à une friction plus énergique. Je doute que personne ne se rende compte de ce qui se passe en dépit de mes efforts. Les doigts s’égarent plus loin. Il me semble que j’ai écarté les jambes malgré moi. Baiser un mur. La fulgurance de cette pensée qui me traverse me hante maintenant. J’imagine un glory hole, un défilé de queues ou une exposition de godemichés d’âges et d’horizons divers, des pièces de musée justement ! Je divague. Mon esprit m’emporte plus loin, c’est le bâtiment entier, vivant, qui coïte, l’air envahi d’odeurs sui generis, fluides divers qui perlent à la surface, texture chaude et douce comme la peau, ciment qui palpe, tableaux animés dont les personnages copulent puis sortent de la toile pour me toucher, me lécher. Le musée vire à l’orgie dans mon fantasme construit de toute pièce dans l’instant. Je suis sur le point de jouir, debout, calée contre cette couche lisse où je suis allongée à la verticale. L’orgasme me vient, brutal, puis j’ôte mes mains et me rajuste immédiatement, comme si de rien n’était.
Après avoir découvert les photos très contrastées, en noir et blanc, du photographe Philippe Périé, lors de l’exposition Eros qui s’est déroulé au printemps dernier à Montélimar, est née l’idée d’une collaboration artistique, d’une mise en texte de ses photos. Pour découvrir la palette multiple de ses talents, vous pouvez vous promener sur son site.
Voici le premier croisement, la première naissance entre nous deux. Une « Métamorphose« …
Alors que Marguerite entreprend de visiter le chantier de la tour de Monsieur Eiffel avec son amie Louise. Edouard Louandre, son fougueux bien-aimé, après avoir surpris une conversation, est persuadé qu’un mauvais coup se prépare. Et si la cible n’était autre que l’édifice en construction ? En quoi Nikola Tesla, le célèbre inventeur, et sa surprenante « chaise à voyager » allait-il pouvoir les aider ?
Voici un extrait du volet 4 des mystères de Boulogne, série steampunk érotique éditée par B-Sensory :
« L’homme s’écarta devant l’attitude menaçante d’Edouard qui préféra rejoindre Marguerite. Il n’était ni temps de jouer du poing ni de mettre sa douce dans l’embarras. Mieux valait patienter. Il la rassura mais il préférait qu’elle restât dissimulée sous son vêtement. Des bruits de voix se firent bientôt entendre. Il surprit les mots « tour », « bombe », « bourgeois », « police », « traître ». Il se rapprocha du fenestron et aperçut trois autres hommes dissimulés dans les buissons. L’un parlait d’une voix assurée et autoritaire, c’était sans aucun doute le meneur. Il tendit l’oreille et frémit en entendant le nom de Fourny. Edouard comprit qu’ils avaient pu pénétrer dans le laboratoire secret dont avait parlé Marguerite et y avaient dérobé des produits chimiques. Il fallait qu’il en apprenne davantage, mais il ne pouvait pas laisser son amante. Il enrageait intérieurement. Il sortit discrètement mais il était trop tard, ils avaient disparu. Il s’approcha de l’endroit où celui qui les avait surpris se tenait. Les buissons avaient été piétinés et il aperçut une liasse blanche. Des documents, dont l’un ressemblait étrangement à la lettre codée que Marguerite avait remis à Monsieur Trévaux, peu avant sa disparition soudaine sur la « chaise à voyager ». Il y avait là également des chiffres qui semblaient des dates et des horaires. Il rangea les papiers dans sa poche et rejoint Marguerite toujours dissimulée. Il la rassura. Il n’y avait plus de danger, elle pouvait se… »