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Les mystères de Boulogne #8

Qu’attend Marguerite, Edouard, Eugène, Louise, Elizabeth, Arthur… et les autres dans ce dernier opus ? Mai 1889, lancement des célébrations du centenaire de la Révolution par Sadi Carnot, inauguration de l’Exposition universelle, l’histoire se dénoue.
A lire sur le site B-sensory.

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Voici un extrait du volet 8 des mystères de Boulogne :

« 1885 signa la fin d’Edouard Louandre, Marguerite avait vu juste. Rien ne pouvait tromper l’instinct d’une femme amoureuse. C’était comme un sixième sens, un pouvoir de voyance ressenti aux tréfonds de l’âme et jusque dans la moindre parcelle de chair et de peau. Cela battait aux tempes et crevait le ventre à trois années d’intervalle. L’amour abolit le temps, disent les poètes. Marguerite avait tressailli et le malaise ne semblait avoir d’autre origine que son aimé qui se vidait de son sang, dans un autre espace. C’était comme une scène à rideaux tirés, le parquet imbibé, un homme à terre, gémissant, éructant. Toutefois, elle n’était pas au théâtre, ce qu’elle voyait en double vue était réel, ailleurs, mais se produisait bel et bien. Le plancher de bois était en réalité une ruelle sombre, faiblement éclairée par un unique lampadaire qui dessinait un halo vacillant avant de s’éteindre dans les caniveaux. C’est là que la tête reposait, ensanglantée. Edouard crachait ses propres fluides, il venait d’être poignardé. Il souffrait, râlait, s’étouffait dans ses glaires. L’agonie du jeune homme fut de courte durée. Loin de toute conscience humaine, il expira sans un mot. Elle se demanda alors si sa dernière pensée avait été pour elle, qui ne pouvait détacher son esprit du sien. Le soir même du jour où elle fit ce malaise, où elle ressentit de façon si tangible la mort de son fiancé, elle fut prise d’un sommeil trouble entrecoupé d’insomnies et de cauchemars tenaces. (…) »

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Les mystères de Boulogne – Volet 1

Une série fantaisie steampunk érotique vient de paraître chez B-Sensory, épisodes mensuels où règnent mystère, fantastique et uchronie, avec des passages hot à se mettre sous la dent. Voici un extrait du premier volet.

mystères de Boulogne

Paris, 1888. La ville est en pleine mutation grâce aux travaux du Baron Haussman et de Monsieur Picard. Monsieur Eiffel est fort moqué et dénigré pour sa folie des grandeurs et sa tour métallique qui s’élève peu à peu au-dessus du sol. La semaine passée, une explosion s’est produite du côté de Boulogne, exhalant des gaz nauséabonds et toxiques. La catastrophe fait les gorges chaudes des politiciens et de la presse, fustigeant les laboratoires chimiques privés, cause d’accidents dangereux. Mais était-ce bien un accident ?

La brume envahissait le pont de la Concorde et un léger crachin flûtait sur ce matin de novembre humide et froid. Un spectateur intrigué par l’horaire incongru aurait pu admirer de loin la silhouette déliée et alerte d’une jeune femme qui pressait d’une main gantée un manchon de fourrure noire, abritée sous un grand parapluie qu’elle avait du mal à tenir. Cependant il n’aurait pas vu l’ovale de son visage, baissé pour se protéger des éclaboussures des rares voitures à cheval sur le pavé encore trempé. C’était l’aube grise d’une journée qu’aucun soleil ne viendrait éclairer. Elle pressa le pas en direction de la place de la Concorde où un homme à barbiche grise et haut de forme l’attendait. Lorsqu’elle l’eut rejoint, il lui tendit le bras. Tous deux filèrent sans attendre et à vive allure sous les arcades du quai des Tuileries. Désormais protégés des fines lames glacées qu’expulsait le ciel, il prit la parole.

La suite est à lire ici, sur B-Sensory.

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Palimpseste

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« …Un limon granuleux couvrait partiellement l’objet serti de poussière évanescente. Soulevant à la truelle la terre avec une grande précaution, il révéla une forme rectangulaire qui semblait une tablette sculptée, encore trop couverte de débris pour laisser deviner sa surface. Il y passa la spatule puis la brosse et le pinceau, très délicatement, époussetant avec l’attention du professionnel et l’excitation de l’enfant les interstices gravés, en progressant de haut en bas. Les sillons tracés dans le minéral,se révélaient peu à peu comme par magie, laissant apparaître des glyphes étranges. Les pupilles de l’archéologue brillaient d’une fougue d’amant. Un filet de salive s’écoula de sa bouche ouverte, dans l’attente extatique du miracle qui apparaissait peu à peu sous ses yeux… »

Palimpseste, nouvelle fantastique où il est question de pétroglyphes étranges. Paru dans la revue l’ampoule (Editions de l’Abat-jour). A lire ici
http://www.editionsdelabatjour.com/20…/…/l-ampoule-n-23.html

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