
La nuit remue toujours un peu. Elle remue toujours plus dans les rêves. Notamment érotiques.
Je ne fais plus de rêves érotiques (sauf une fois hier). A la place, je rêve d’écriture. Dans mes rêves, il y a des phrases ou juste des mots. Ils y restent parfois jusqu’à mon réveil. Alors qu’éveillée je dois noter très vite, dans mon sommeil les mots durent longtemps.
Hier, les mots m’ont fui plus que d’habitude. Ils ne tenaient pas. Ils s’évaporaient. La faute à la chaleur, chappe moite et lente, me happe, moi et mes mots.
Palmiers de Camargue bougent de jour comme de nuit. La chaleur n’est pas californienne mais elle leur va bien, leurs palmes s’agitent dans l’air qui circule à leurs hauteurs.
On ne sait pas quand les palmiers s’endorment et se réveillent. S’ils remuent davantage dans leur sommeil.
Il y a des jours comme ça, des jours qui remuent moins que les nuits.
Perle Vallens








