Il est une flottaison continuelle du temps, l’écoulement inclassable qui ne permet pas la pleine possession des instants précieux.
La fabrique des jours ignore les appels, les efforts prévisibles, la précision des secondes. Elle se dilue, dévale les pentes, déplie le ciel..
Elle se défie des attentes, ignore le lendemain, réfute toute impatience. Pas d’affût, pas de démission. Le flou laisse la place à toutes les possibilités.
Le défilement des paysages se tissent de sol sec et d’humus, l’humide empreinte, les meurtrissures et les oraisons. Il se fiche des branches sur le passage, il s’effiloche dans l’ombre de pierres empochées. L’offrande de l’arbre effeuillé tombée au pieds..
Les pommes ont roulé et pourrissent d’un sourire à la terre.
©Perle Vallens