Ce premier livre est en fait un livre de photographies sur l’enfance empreint de poésie et annoncé hier sur mon autreblog. J’en reprends ici la présentation.
Les choses de l’enfance ne meurent jamais totalement. Chaque jeu, chaque découverte nous nourrit, nous construit dans notre vie d’adulte. Nous grandissons avec elle. Nous passons les épreuves de la vie, nous passons les âges mais l’enfance nous accompagne, enfouie. C’est un paysage intime qui s’élabore et se regarde pas strates et qui fait de nous notre propre archéologue…
Ainsi débute ce petit livre de photographies sur l’enfance, dont le format s’accorde si bien avec la thématique. 130×130 et 64 photos en noir et blanc pour rythmer l’enfance, 64 carrés d’embellie pour la faire rimer avec la joie qui perdure, bien au-delà. Puissent-elles être le conducteur vers vos propres souvenirs, vers votre propre joie.
Le livre est édité aux éditions Jacques Flament et disponible ici. Il peut aussi se commander chez votre libraire.
Le corps est à particules à énoncé fixe dès sa naissance on ne le choisit pas On bute on tombe dedans d’emblée on se met en place dans son bassin on glisse ses yeux dans ses orbites
Il reste toujours des ajustements Il y a des flottements entre les circulations et beaucoup d’espace 5 milliards de milliards de milliards d’atomes et beaucoup de vide quantique
La mort a un drôle de goût. Un goût de viande froide. Un truc fade qui s’accroche au palais.
Elle colle, elle se cuisine mal. Il faut d’abord déloger les poils. Il faut déployer un peu ses ailes, replier sa tête. Sa vilaine tête de mort. Il faut lui parler franc. Elle sait très bien qu’elle est difficile à digérer. A peine mangeable.
On peut trouver d’autres ingrédients pour rehausser un moment final. Trois fois rien pour faire passer. Trois fois pour un rien définitif.
Le trèfle à quatre feuilles par exemple, est un bon exempe. La mort s’en tatoue la poitrine et ça lui fait un trou sur la peau.
La fureur éteinte est un fauve tapi qu’il serait temps d’éveiller. Mais il dort non stop. Ni agir ni fuir, aucune échappatoire. On cherche la première consolation venue sur écran. On ouvre et on referme ses mains avec l’espoir d’y trouver quelque chose. Quelque chose à faire. Mais rien.