
Croire au vert (collage & cut up)

Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…


Le vent emporte quelque chose de non visible
emprunte à la vue sa vitesse de perception
grand emballement ou pâmoison
épanchement humide sous le pas
rien ne se dérobe sous la botte
le sol adhère et même colle
agglomération glaiseuse
de quoi gloser un peu sur le temps qu’il fait
d’un réchauffement planétaire la semelle
s’inquiète si peu se contente d’acquiescer à la terre
ferme sa garantie de stabilité
obéit aux gémissements souterrains et internes
vascularisés sous la ligne de flottaison des pensées
à quoi mieux réfléchir qu’au reflet
que nous laissons en surface
mal essuyée notre éponge comme petite cuisine insalubre
d’effleurement en frottement assidu s’évertue
dévoile vile dépôt et crasse
méritocratie dans les pans larges des avènements
des floraisons de nos dissidences
de nos révolutions
je me berce de visions de merveilles
d’illusions par les yeux l’horizon seulement
s’élargit jusqu’à s’avaler
le sol défraîchi lisse isolé de son substrat
désertique harassé reste seul fantôme de
nos existences passées
Perle Vallens

Nouveau vidéo-poème sur ma chaîne youtube :
Ville en voix est une revue issue d’un collectif, plusieurs voix s’y font donc entendre et parfois, une invitation à participation thématique comme ici : Fluviales.


Nouvel hommage à David Lynch, sur la base d’une consigne proposée par Laura Vazquez.



Hommage à David Lynch
La négativité est comme l’oscurité.
Prom queen, reine de beauté dans les limbes
l’ombre dessine sur sa peau blème pâlie sous la lune
pleine lui saccade l’orbite
il y a bien trop de bleu dans loeil
elle (ne pas céder)
d’un baiser fait un avenir d’une seconde
L’obscurité n’est pas rien, cest l’absence de quelque chose
l’ange a perdu ses ailes
on ne sait pas exactement qui les a arrachées
mais le feu prendra plus facilement
les flammes éclairent mieux l’intérieur
le coeur obscur de Laura
s’immacule en s’immolant
Il y a un océan de conscience pure à l’intérieur de nous.
Fire walk par flashe éclaire
conscience pure qelle posture de yoga
permet de voir le monde autrement
qui dit to dive within trouve du nouveau
au fond de la pellicule
le film est une rivière où je nage
à l’envers
Perle Vallens

Comme les plantes migrent, Les Insignifiantes voyagent…
Elles se sont posées pour une année dans l’espace Imago du Naturoptère, musée consacré à la biodiversité situé à Sérignan-du-Comtat, village natal de Jean-Henri Fabre.
Le village vauclusien abrite aussi l’Harmas qui est consacré à l’entomologiste, c’est le musée « frère » du Naturoptère, situé au même endroit.
L’exposition sera principalement visible lors des grands rendez-vous du Naturoptère, notamment durant les Journées Plantes rares et jardin naturel (12 et 13 avril 2025), le Festival de la Biodiversité en mai 2925 ou encore la Fête de la science en octobre 2025. J’en reparlerai…
NB les Insignifiantes sont le volet photographique d’un essai poétique, projet du Master de création littéraire écopoétique d’Aix-Marseille.
ESA Le Naturoptère
Université Populaire Ventoux
33 cours Jean-Henri Fabre
84830 Sérignan-du-Comtat
Tél : 04 90 30 33 20
En clin d’œil à un travail réalisé en Master de création littéraire écopoétique…

Voici un vidéo-poème de circonstances puisque c’est ce soir pleine lune, même si les images ont été captées il y a plusieurs semaines déjà.
Vous pouvez le retrouver sur ma chaîne youtube dans la playlist dédiée, « vidéo-poèmes ». Bon visionnage !

Là où les cimes ne sont plus
là où ne restent que racines
des arbres cherchent leurs branches perdues
arrachées de fin de chasse
leurs feuilles tombées à mauvaise saison
leurs fruits d’hiver inexistants
d’arbres traqués massacrés
le bruit de la tronçonneuse résonne encore
dans leur sève
survivant avant éradication prochaine
et définitive
Perle Vallens