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Solo, recueil de poésie narrative chez Tarmac

Faut-il aimer son enfant ? Pourquoi et comment l’aimer ? Où se cache l’instinct maternel, dans quelle partie du corps, dans quel espace du cerveau ? Solo est un recueil de poésie narrative, qui suit une jeune mère confrontée à cette injonction d’aimer son enfant et ses difficultés à élever seule son fils. Dans une poésie puissante, organique, Solo alterne courts poèmes incisifs et d’autres plus longs, en prose plus « sociale ». Après Ceux qui m’aiment, Solo est son deuxième recueil publié chez Tarmac.

Parution prévue le 25 novembre en précommande dès aujourd’hui dans votre librairie ou chez l’éditeur.

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Hespérie #4

Le quatrième numéro de Hespérie, revue créée par Jean-Marc Feldman, vient de paraître. Je suis heureuse de voir un ensemble de poèmes sur le thème de la ménopause issus d’un (trop court ?) recueil (qui n’a pas trouvé d’éditeur), ainsi qu’une photographie. Merci à Jean-Marc pour son accueil dans les pages d’Hespérie aux côtés de noms appréciés et d’autres à découvrir.

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Sur le béton

Là, il y la graine tombée sur le béton
la graine est quelque chose de vivant sur le béton mort
Quelque chose de frêle trouve son chemin, s’ancre, s’implante
Quelque chose cherche sa nourriture dans le béton, creuse profond, s’épuise
Quelque chose a des racines qui se sont glissées dessous
Là, a trouvé une couche sous une couche sous une couche
loin sous le béton mort pour trouver substrat de vie
loin sous le béton mort toute une étendue de terre cachée
et loin au-dessus, le ciel, le soleil, de quoi pousser
Là, a jailli d’un seul coup sur la nappe de béton
Là, le gris est devenu vert

Perle Vallens

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Scène ouverte, librairie internationale de Marseille avec Poésie in ze city

Un peu à l’arrache, je participerai ce soir à la scène ouverte à l’invitation de Julie, présentatrice de la soirée et de l’émission Poésie in ze city sur radio Galère. Ce sera à 19h30 à la Grande Librairie internationale de Marseille, si vous y êtes, passez ! Je lirai des extraits d’un recueil à paraître prochainement.

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comment nommer

Comment nommer ce qui ne se nomme pas ?

Je souffle sur une lettre pour en faire naître une autre, pour attraper un son qui dise, un signe qui parle

Je dis : exprime-toi
Je demande au ciel
sa couleur
celle du temps ne se prononce pas
elle se dilue dans le cri
de la pluie
la couleur des visages
disparaît

Je dis : exprime-toi
Je demande au vent
son tissage
c’est un secret qu’il ne partage pas
avec moi
c’est un secret pour les arbres
et les plantes
un secret souterrain tracé
dans les graines

Ils se foutent bien du nom qu’on leur donne
Ils préféreraient rester anonymes
et intacts

Je dis : exprimez-vous
mais ils se taisent
ils se confient aux oiseaux
leurs nids de sépulture
sans épitaphe
les forêts parlent
d’une seule voix végétale
minérale
animale
j’appartiens

Je m’adresse à la forêt
Je dis : exprime-moi
dresse un portrait de fumure
de litière
dessinée au fusain d’incendie
la brûlure
du pin je renais
de ses aiguilles
je suis ici
sans nom

Perle Vallens

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Froid

Le froid s’installe dans le corps dans une atmosphère tremblante
dans un ciel soluble
rien n’est suspendu aux branches que ce froid liquide
jusque dans mes ongles
feuilles à terre baignant dans leur jus
dans mon sang
se dégivre un appel long d’années
embrassés le tronc et le lierre emprisonnent
un reste de chaleur

Perle Vallens

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Exposition foehn au centre Wangari à Paris

Depuis septembre a lieu une exposition poétique et graphique organisée par le collectif de la micro revue écopoétique foehn au centre Wangari à Paris (porte de Montreuil). Il y a eu un vernissage, des lectures auxquelles je n’ai pu participer mais lors de mon séjour récent pour le salon de la revue, je suis allée me perdre dans cette « forêt » de poèmes, les lire et c’était beau. L’exposition dure jusqu’à la fin du mois, il y aura alors aussi un finissage (je n’y serai pas non plus). Voici un retour en images :