Ce nouveau vidéo-poème mêle cut up son et texte sur une captation vidéo. Bon visionnage !
Catégorie : vidéo
Une main, vidéo-poème
Sur la base d’une consigne de Laura Vazquez, voici un nouveau vidéo-poème : Une main.
La main
est un souffle
vibrant
sur la paroi
usée
d’une peau
elle cherche
un creux
une porosité
où s’enfouir
loin
sous l’os
cimenté
elle cherche
une lumière
un bruit blanc
un refuge
où se joindre
la main ouvre
un espace
plus vaste
de plusieurs vies
non vécues
la main
est une bouche
muette
pour murmurer
plus qu’un seul nom
Perle Vallens
Lecture : Barbara Köhler (en allemand)
Un clin d’œil à Julie, l’animatrice de l’émission Poésie in, ze city sur Radio Galère et à l’occasion d’une nouvelle scène ouverte à la Grande Librairie Internationale de Marseille ce soir : voici un poème de Barbara Köhler lu en allemand, tiré du recueil Deutsches Roulette (trad Roulette allemande, L’Extrême contemporain).
Dans l’agonie des derniers jours (dit-elle)
Ce nouveau vidéo-poème est né d’une rencontre à Arles avec la photographe Florence Moniquet et en particulier une de ses photograhies qui m’a propulsée dans l’univers durassien.
Avec mon amour pour Marguerite Duras, voici un montage en hommage à l’autrice, son amour pour la mer, personnage récurrent de son oeuvre textuelle et cinématographique.
Avec aussi en écho une pièce écrite dans le cadre de sa thèse de recherche-création par Camille Protar, doctorante à l’université d’Avignon.
Le vidéo-poème associe une de mes captations vidéos en mer Méditerrannée (et une photo de la lune au début), un texte écrit et mis en voix, des extraits audio (cut up son) de Marguerite Duras et une photographie de Florence Moniquet.
Bon visionnage !
Voix synthétique
le corps en transit au fond d’une voix
blanche mate
aphonie d’une cellulose sans acide
ventre enfermé dans voix fantôme
qui m’enfile comme un gant
la voix est une surface sans vide
elle ne m’endommagera pas
elle me mangera me gobera
tout rond
Perle Vallens
Micro vidéo sur un court texte (et autoportrait/génération d’ondes sonores) dit par une voix synthétique et non la mienne. Partagé sur instagram pour les 100 jours d’écriture (jour 95)
Fulgurances du ciel (les mots du poème), vidéo-poème
Ce vidéo-poème est réalisé sur une musique de Rachmaninoff : Études-Tableaux, Op. 39 – II. Lento assai. Bon visionnage et bonne écoute !
Mélodie de scintillement, vidéo-poème
Nouveau très court vidéo-poème sur YouTube Perle Vallens. Bon visionnage !
Rien ne sert de verdir (vidéo-poème)
Nouveau vidéo-poème sur YouTube : texte, mise en voix, photographie, montage Perle Vallens (vidéos perso & Internet). Bon visionnage !
La voix dans la nuit
Nouvau vidéo-poème sur une consigne d’écriture proposée par François Bon (Tiers Livre)
Envoici le texte (qui précède toujours le vidéo-poème d’une courte tête (il est rare qu’il s’écrive pendant mais ça arrive, comme pour la série du vidéo-journal à la Laune).
Une voix dans la nuit, ça s’entend plus nettement que le jour. Tu marches dans ton insomnie et la voix te pousse comme une main dans le dos. Toi, rompue de fatigue mais infoutue de dire comment et quand il faudrait que le sommeil arrive, tu marches et la voix accroche les silences, quelque chose de sourd dans le souffle, tu ne mouftes pas, tu l’as reconnue.
La voix n’a pas de son. Tu ne peux pas rembobiner le murmure, tu ne peux pas faire de retour arrière vers les mots qui n’ont de toutes façon pas été prononcés. Dans la trachée c’est une contention. La voix enfermée ne sort que si tu l’y autorises et quand même elle est là, elle te défie, tu lui dénies le droit, ça suffit comme ça.
Au jeu du dedans-dehors, tu sais bien que tu n’es pas le plus fort, qu’elle finira par sortir et t’encombrer les bronches et peut-être bien la mâchoire si tu annones à ton tour dans le noir, mais alors ce sera par la voix. Toujours dans ton dos même muselée, elle se fait plus douce, façon de t’amadouer. Il faut bien que tu la laisses aller. Maintenant elle te précède, elle cherche à se faire remarquer, tu la verrais à l’œil nu à la lumière des led. Sur le chemin, la voix s’allume, elle grimpe et redescend dans l’ombre. Elle joue à cache cache avec tes nerfs. Tu te dis que la voix et l’insomnie sont de mèche, l‘une ne va pas sans l’autre. Tu sais bien que si tu t’endormais, elle se tairait. Elle se terrait. Petit monstre de voix sous le lit. Mais tu marches et le chemin n’est qu’une chambre intérieure où tu ne peux te coucher.
Perle Vallens
Neige de printemps (vidéo-poème)
Onirique, il cultive la lenteur. C’est le nouveau vidéo-poème, léger et neigeux… Bon visionnage !