Poursuite de ce « feuilleton » de mai et changement d’ambiance, intérieur à nouveau pour ce troisième jour.
Catégorie : vidéo-poème
La Laune, jour 2
Suite des vidéo-poèmes de résidence à La Laune, chez les avocats du diable/au diable vauvert. Deuxième jour.
Si la vidéo se clôt sur une journée en intérieur,il s’agissait surtout de la matinée. Le soleil est arrivé en début d’après-midi et je suis finalement sortie marcher alentours.
Moins d’animaux sortis, peu d’humains sur les chemins, on était samedi, et surtout week-end de féria, et tout le monde est probablement à Nîmes, comme tous les afficionados de la maison d’édition.
La Laune, jour 1
En résidence pour 15 jours à la Laune (Vauvert), avec avocats du diable/au diable vauvert, je vous propose un journal sous forme de vidéo-poème à suivre, quotidiennement si c’est possible, ou tous les deux jours, ici, et sur youtube (et bien sûr instagram et facebook). Voici le premier jour :
ce que tes yeux emprisonnent

Rappelle toi, tu étais là toi aussi
tes yeux étaient là, ils ont vu
ras les cils ce qui s’infiltrait d’insupportable
tes yeux n’ont rien dit de l’effroi
ils sont restés silencieux
Je sais très bien pourquoi et je vais te le dire
la pluie du déni les a lavés
chacun des deux yeux visibles
et de tous les autres yeux
de ceux qu’on a à même la peau
ou sur le bout de la langue
chacun a chassé l’image passée sous silence
le reflet visible et invisible chaque effet de nos désertions
nos yeux à tous restés intouchables
Toi et moi tirons au sort nos regards
captifs des illusions
quelque chose chante dans le nerf optique
quelque chose qui berce
que fait germer la lumière
et ça nous pousse à l’intérieur nous sort par les yeux
et c’est une clarification soudaine
chaque situation nouvelle
couchée dans le regard jusqu’à l’éveil
jusqu’à sa révélation nécessitera un relevé de paupière
Es-tu conscient de ce que tes yeux emprisonnent ?
Perle Vallens
Ciné-poème 48 : une bulle légère
Voici le 48ème ciné-poème sur un extrait de Délicatessen de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet, intitulé une bulle légère.
Ciné-poème 47 : accalmie
Pour ce 47ème ciné-poème, un nouveau réalisateur à l’honneur : Jim Jarmusch avec un extrait de Dead man.
Changement de cycle, vidéo-poème
Changement de cycle est un court vidéo-poème très intime proposé l’été dernier pour le festival Charly/Rencontres estivales de la Velouse.
La rue est espace de jeu
Je cours un peu après le temps en ce moment, beaucoup de choses en cours, et trop longtemps que je n’avais publié de ciné-poème. Voici donc le 46ème, la rue est espace de jeu, sur le début du film Mon oncle de Jacques Tati, un ciné-poème tout en légèreté.
Vous devez
Les injonctions, vous devez, vous ne devez pas selon consigne proposée par François Bon (Tiers Livre) ont donné naissance à ce montage, genre de vidéo-poème express, à la fois hypnotique et répulsif.
Ciné-poème 45 : croire aux éternels retours
Direction le Japon pour ce quarante-cinquième ciné-poème, croire aux éternels retours, sur un extrait de La balade de Narayama de Shôhei Imamura.