Actualité·Au Diable Vauvert·écriture·les Avocats du Diable·poésie·résidence d'écriture·vidéo·vidéo-poème·You Tube

La Laune, jour 2

Suite des vidéo-poèmes de résidence à La Laune, chez les avocats du diable/au diable vauvert. Deuxième jour.

Si la vidéo se clôt sur une journée en intérieur,il s’agissait surtout de la matinée. Le soleil est arrivé en début d’après-midi et je suis finalement sortie marcher alentours.
Moins d’animaux sortis, peu d’humains sur les chemins, on était samedi, et surtout week-end de féria, et tout le monde est probablement à Nîmes, comme tous les afficionados de la maison d’édition.

Actualité·Au Diable Vauvert·les Avocats du Diable·poésie·résidence d'écriture·vidéo·vidéo-poème·You Tube

La Laune, jour 1

En résidence pour 15 jours à la Laune (Vauvert), avec  avocats du diable/au diable vauvert, je vous propose un journal sous forme de vidéo-poème à suivre, quotidiennement si c’est possible, ou tous les deux jours, ici, et sur youtube (et bien sûr instagram et facebook). Voici le premier jour :

atelier Laura Vazquez·écriture·photo n&b·poésie·vidéo-poème

ce que tes yeux emprisonnent

Rappelle toi, tu étais là toi aussi 
tes yeux étaient là, ils ont vu 
ras les cils ce qui s’infiltrait d’insupportable 
tes yeux n’ont rien dit de l’effroi 
ils sont restés silencieux 

Je sais très bien pourquoi et je vais te le dire
la pluie du déni les a lavés 
chacun des deux yeux visibles 
et de tous les autres yeux 
de ceux qu’on a à même la peau 
ou sur le bout de la langue 
chacun a chassé l’image passée sous silence 
le reflet visible et invisible chaque effet de nos désertions
nos yeux à tous restés intouchables 

Toi et moi tirons au sort nos regards 
captifs des illusions 
quelque chose chante dans le nerf optique 
quelque chose qui berce
que fait germer la lumière 
et ça nous pousse à l’intérieur nous sort par les yeux 
et c’est une clarification soudaine 
chaque situation nouvelle 
couchée dans le regard jusqu’à l’éveil 
jusqu’à sa révélation nécessitera un relevé de paupière 

Es-tu conscient de ce que tes yeux emprisonnent ?

Perle Vallens