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Que jeunesse se passe, premier livre personnel

Ce premier livre est en fait un livre de photographies sur l’enfance empreint de poésie et annoncé hier sur mon autre blog. J’en reprends ici la présentation.

Les choses de l’enfance ne meurent jamais totalement.
Chaque jeu, chaque découverte nous nourrit, nous construit dans
notre vie d’adulte. Nous grandissons avec elle.
Nous passons les épreuves de la vie, nous passons les âges mais
l’enfance nous accompagne, enfouie. C’est un paysage intime qui
s’élabore et se regarde pas strates et qui fait de nous notre propre
archéologue…


Ainsi débute ce petit livre de photographies sur l’enfance, dont le format s’accorde si bien avec la thématique. 130×130 et 64 photos en noir et blanc pour rythmer l’enfance, 64 carrés d’embellie pour la faire rimer avec la joie qui perdure, bien au-delà. Puissent-elles être le conducteur vers vos propres souvenirs, vers votre propre joie.

Le livre est édité aux éditions Jacques Flament et disponible ici. Il peut aussi se commander chez votre libraire.

En voici un aperçu, feuilleté…

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Nouaison dans le Jeudi des mots/Printemps des poètes

Nouaison est le poème choisi par Ghyslaine Elbe à l’occasion du dernier Jeudi des mots, (groupe de lecture de poésie emmené par Marilyne Bertoncini), une édition intitulée Un jeudi nommé désir, le thème de ce Printemps des poètes étant précisément le désir. Ici désir amoureux et charnel.

Nouaison

Il y a des bras plus grands que des bras.
Et des jambes plus longues qui arpentent les tailles, les torses, toute l’étendue de nous. Tenus, légers, que soulève l’impatience, frissonnants de l’épuisement à venir. 

Il y a les langues qui s’entortillent, se pressent à se dire des secrets, à saillir la joie. Les langues qui enchantent la musique de nos souffles. 
Nos bouches s’emmêlent, se mordent, se mâchent chaque fois pour garder longtemps le goût en mémoire. 

Il y a nos corps aux jointures qui se touchent, les flancs fouettés par la fougue, la houle que nous formons. Et la chair gonflée de notre chaleur, brusquement montée en crue. 

Il y a nos mains qui prennent la mesure des frénésies. Les doigts fendent et dansent, dans les fêlures, assignés aux carnages et à la lumière. 

Il y a ce qui claque hors sol, ce qui respire dans l’étreinte, ce qui se renouvelle, ce qui nous appelle, encore. Là où tout est comblé, où aucun vide entre nos corps encastrés. 
Nouaison, non prisonnière, je ne nie pas, je m’érige grandie de toi, amplifiée, augmentée par le désir. 
©Perle Vallens

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Tatam tatoum, des images et du son

Voici une mise en image du texte diffusé initialement sur souncloud, Tatam tatoum, lecture « slamée » après cette variation plus « classique » du même thème.

Edit 18 mai 2020 : cette mise en image a été réalisée à l’appel de Séverine Daucourt, dans le cadre de sa résidence d’écrivain au Cerep Phymantin (Paris 14è). Elle a ainsi réuni 65 lectures de poètes/auteurs/autrices afin de réaliser une « poéthèque », élaborée dans l’urgence et destinée aux élèves/patients du Cerep pour les inciter à maintenir un lien avec la langue, avec la poésie et avec le groupe auquel ils appartiennent. Une façon de pallier les ateliers qu’elle animait pour et avec ces jeunes. La chaîne/poéthèque « A voix haute » est accessible sur youtube.