
Le cran d’arrêt au point de cracker, le doigt sur la détente. L’arme de poing tient bien en main. La main ferme. Assurée. Enveloppante. La main ne tremble pas. La main ne dit rien, elle se contente d’obéir. Elle respire calmement, la main. Parfois une seconde main la rejoint, en soutien. On ne dit jamais la solidarité entre mains.
C’est important d’avoir bien en main.
Avoir en main l’aptitude au tir.
Avoir en main la possibilité de tirer.
La main présage la possibilité du tir. Tout est affaire d’entraînement.
Tout déplier, tout replier.
Hors la main l’arme souffre d’inertie.
La main suscite l’assentiment. Elle vaut approbation.
Tout port d’arme est interdit.
Sans autorisation légale.
Sans motif légitime.
Il y a des restrictions.
Il y a des utilisations à une main. Il y a des mains légitimes.
Il y a des balles à blanc et du plomb dans l’aile. Il y a des canons lisses et des gueules cassées.
Il y a des packs d’auto défense et des crosses ergonomiques. Il y a des mouvements secs du bras et des mécanismes ambidextres.
Il y a des effets dissuasifs et des impacts efficaces.
Il y a des formules avantageuses.
Il y a des particularités létales.
Il y a des règlements en trois fois sans frais.
Il y a des tirs longue portée.
Il y a des expériences de réciprocité qui finissent mal.
Il y a des services rendus à la patrie.
Il y a des tombes fleuries à la sortie de la ville.
L’important est de garder la main ferme et de ne plus respirer.
©Perle Vallens