
Si l’eau ruisselle dans la terre grasse l’épaisseur de nos peaux
Si l’eau charrie avec elle la grâce des corps-à-corps
Si l’eau lave nos rêves de la beauté des impuretés
Si l’eau rince avec la suie tous les souvenirs
Si l’eau assourdit les mots que l’on se criait
Si l’eau ressuie les larmes depuis longtemps tombées
Si l’eau amincit l’âme qu’on avait protégée
Si l’eau morcelle la place aimée des visages
Si l’eau efface les traces de pas au ciel
Que reste-t-il de l’essentiel ?
Que reste-t-il de l’ascension ?
©Perle Vallens