
Vous vous faites des idées. Des idées parasites qui s’installent durablement dans vos têtes, qui franchissent parfois le seuil de vos bouches.
Vous vous faites de drôles d’idées. Des idées fausses, des idées noires que personne ne sait blanchir. Il faudrait les laver à grande eau, à gros grain, les passer au karcher, les vouer au silence.
Vous vous faites des idées que personne ne sait dire, que tout le monde tait par peur des représailles. On le sait, les idées sont dangereuses, elles tournent comme des toupies en cercles vicieux, elles creusent des labyrinthes où nous nous perdons.
Vous vous faites des idées qui deviendrons les nôtres par esprit de conquête, elles prendront le pouvoir comme elles prennent la tête.
Je me fais des idées qui ne sont pas les vôtres, je les laisse s’envoler, libres et folles, éprises de liberté. Des idées pour les arbres et les oiseaux. Des idées pour habiller le ciel. Des idées autres pour ouvrir vos idées closes.
©Perle Vallens