
Née d’Elle, je suis Elle
poussée vers l’avant,
toutes ailes déployées
vers l’appel des saisons
toutes branchies étranglées
dans l’air des hautes sphères
Née Elle, à la feuille légère
à la langue minérale
lait infusé au sein
que la vie tête avide
du feu au ventre éclos
renouveau de l’éclat
l’étreinte du printemps
Née Elle, en flottaison du temps
la nef dressée, regard droit
l’à venir devant Elle
les vœux et les vérités
les vrais simulacres
et les pensées fausses
Les pansements sur le cœur
lourd de l’avènement
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©Perle Vallens