
On creuse la terre pour y enfouir la douleur. On creuse le sable pour l’essoufflement. On creuse son ventre pour y trouver la vie. On l’aurait enterrée trop tôt, elle grouillait comme un estomac impatient.
On trouve des terrains vierges à repeupler, des mouvements de force et des séismes dans le souffle profond. On trouve une respiration sans écailles, crue, nouvelle née dans l’écorce. Et là, enfoui, le courage d’écorner de son canif tout neuf.
©Perle Vallens
