
La mort a un drôle de goût. Un goût de viande froide. Un truc fade qui s’accroche au palais.
Elle colle, elle se cuisine mal. Il faut d’abord déloger les poils. Il faut déployer un peu ses ailes, replier sa tête. Sa vilaine tête de mort. Il faut lui parler franc. Elle sait très bien qu’elle est difficile à digérer. A peine mangeable.
On peut trouver d’autres ingrédients pour rehausser un moment final. Trois fois rien pour faire passer. Trois fois pour un rien définitif.
Le trèfle à quatre feuilles par exemple, est un bon exempe. La mort s’en tatoue la poitrine et ça lui fait un trou sur la peau.
Ça fait un peu peur aux enfants. Pourtant on avait confiance dans les trèfles à quatre feuilles. Et on avait confiance dans sa bonne étoile.
©Perle Vallens
