
Nul alignement mais éparpillement du regard. Où l’oeil se courbe.
La lumière brûle le givre. Elle le ronge à sa première occasion matinale. Elle traverse le vivant, c’est sa raison d’être.
La lumière rue, tire à vue, vire au rose, solarise, explose, exulte. C’est là qu’elle trouve sa pleine page. C’est là qu’elle ouvre la peau, sur nos os rougis. C’est là qu’elle laisse chaque souvenir d’ombre disparaître.
Le scintillement fond, humide nudité, le reste d’une nuit blanche.
©Perle Vallens