
Le dedans, le dehors
la ligne de passage floue
nulle issue pressentie
nulle frontière dessinée
absence de marquage constatée
Aucune passerelle, aucun pont
rien ne permet de franchir
l’espace entre soi
et les autres
©Perle Vallens
Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…

Le dedans, le dehors
la ligne de passage floue
nulle issue pressentie
nulle frontière dessinée
absence de marquage constatée
Aucune passerelle, aucun pont
rien ne permet de franchir
l’espace entre soi
et les autres
©Perle Vallens

Moi je prends des gants, tu vois. Je prends des gants avec les gens. Des gants de peau et de mots pour les caresser dans le sens du poil. Je les polis, tu vois. Je les caresse, poliment, du bout de mes gants. Je pose sur eux, sur leurs yeux, sur leur mains, mes gants, mais de loin. Je me tiens à distance, tu vois. Je ne les touche pas vraiment, juste un doigté de gant. Je les crains, tu vois. J’ai peur des gens. J’ai raison, tu vois. Parce que des fois, je me prends des gants de trop près, à revers, du direct. Du cuir dur qui boxe, du métal froid, de la pierre, des gants qui étouffent, des gants qui lacèrent. Alors je laisse tomber mes gants à terre. Et mes mains avec.
©Perle Vallens
Texte paru dans Revue Métèque