
Les mots planent au dessus de la tête
entre deux lacunes qui semblent des silences
en profitent pour voler des impressions erronées
impriment des souvenirs qui s’affichent sur le côté pile
se déroulent en couleur leur défilé à fendre le cerveau
Au début agréables à regarder
puis deviennent une imposture insupportable
un genre de plagiat ce déjà vu qui gêne
qui dérange le présupposé du passé
ce qu’on pensait bien rangé
A un moment ils deviennent une menace
une suffocation brusque
une façon de prononcer ouija
sans fantôme pour remonter jusqu’à la bouche
©Perle Vallens








