
Habiller les vitrines de producteurs, d’artisans, les murs de l’immeuble d’à-côté, de la maison de village, ensauvager la ville de notre poésie…
Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…

Habiller les vitrines de producteurs, d’artisans, les murs de l’immeuble d’à-côté, de la maison de village, ensauvager la ville de notre poésie…

Ma maison boit la nuit, broie du noir, craque l’opaque en éclat blanc. Ma maison est ivre, livrée à l’intime, danse avec les ombres. Ma maison charrie les corps, cherche les noms, recrache les chants en poussière d’argent. Ma maison bascule dans les songes, salue les arbres et sombre sous les étoiles.
Parle-lui des branches qui frôlent les fenêtres en arches floues, en panaches effleurés. Elles soufflent leur hâle nocturne à la face de craie en lustres indécents, étoffent le crépis desséché de langueurs obscures . Elles so’ffrent au silence, assassinent les soies lentes du crépuscule, Elles essuient les cernes des souvenirs, flottent et suintent l’encre, c’est leur caresse, leur étreinte sur les murs, leurs mots murmurés.
©Perle Vallens