
déshabillée dans les yeux noirs
des cyclones des désastres
la nudité ne retient rien
nul désert à ciel ouvert
sous l’aisselle
ni feux d’enfer
seulement la terre rouge
de ses ancêtres
©Perle Vallens
Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…

déshabillée dans les yeux noirs
des cyclones des désastres
la nudité ne retient rien
nul désert à ciel ouvert
sous l’aisselle
ni feux d’enfer
seulement la terre rouge
de ses ancêtres
©Perle Vallens

La terre fume loin devant
sa bouche de cent millions d’années
s’ouvre encore aujourd’hui
et laisse échapper son ocre perpétuel
©Perle Vallens

L’été se morcelle et meurt dans le sillage des fruits mûris, à l’ombre des épillets. Les feuilles s’émaillent d’un salut mordoré. Les fleurs émaciées baignent encore dans le reflet pâli et s’effacent dans les pétales repliés, dans la grâce des soies fanées.
L’ambre que l’automne dépose en toucher scintillant se cueille en rayons tièdes sur la peau qui frissonne. Le fleuve de l’oeil brille à travers la paille claire du soleil, en crues limpides, en éclats verdoyants.
Las, l’été s’abandonne aux bras pourpres, recolle ses bris de lumière, les derniers fragments d’or, toute la gloire d’une saison passée.
©Perle Vallens