
Le corps dur, froid, raide. Rigidité ante mortem, béton de prime abord.
Le corps, le grand vide, le grand démembrement, l’absence de tremblement.
C’est une perception dépecée. Débarrassé de sa substance, le corps est une mue triste.
Défaut d’existence, déficit de consistance réelle, l’écart chronique se creuse entre soi et soi.
Celui qui est là n’y est pas vraiment. Il simule une certaine semblance, le flou du visage, l’ombre du corps.
Il est son propre fantôme.
©Perle Vallens




