
Gagner l’immense étendue des souvenirs, un grondement des profondeurs.
Se coucher dans l’humeur du temps et la couleur du thé, trembler un peu.
Vaciller au bord de soi avant de sombrer. Oublier. S’oublier.
©Perle Vallens
Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…

Gagner l’immense étendue des souvenirs, un grondement des profondeurs.
Se coucher dans l’humeur du temps et la couleur du thé, trembler un peu.
Vaciller au bord de soi avant de sombrer. Oublier. S’oublier.
©Perle Vallens

Une feuille s’est envolée. Elle s’est perdue en chemin. Elle s’est perchée suspendue au bord de l’instant, comme le mot sur la langue, celui qui ne veut pas sortir, qui reste muet, immobile, dans l’attente d’un glissement.
Puis la feuille est tombée en chuchotant au vent le mot silencieux, le souffle que l’on n’entend pas, à peine un murmure.
Elle s’est évanouie dans l’ombre, comme on tombe dans l’oubli.
©Perle Vallens