
Celui qui n’a pas la conscience tranquille, qui voit bouger d’infimes regrets au bout de ses doigts, une culpabilité tentacules qui se répand. Celui-là ne dort pas la nuit, vit à peine le jour. Intranquille et fébrile dans le mythe des vies sereines.
L’ombre s’emprisonne à la racine, le lierre gagne les entrailles par toutes les porosités de l’âme. Détrempée et molle comme une éponge, elle tressaille, animal pas encore mort.
L’assaillant jamais ne renonce. Le terrain se gagne à coup de dés et de soleil, fertile de tous les instants mal dégrossis, enchevêtrés, triste paresse de ce qui a été vécu et qui subsiste dans l’indolence. L’ombre retient l’être prisonnier, pris dans des stères qui de cabanes sont devenues cages.
©Perle Vallens