
Le sec cassant de la tige
sèche d’avoir tant manqué
vidée de substrat
exsangue de sa douceur
ce velours qui fait que la fleur
se balance d’avant en arrière
berçante indolence
de sentir le vent jusque
dans ses nervures
ces bulles d’air qui éclatent
et que tu ne vois pas
ces vibrations dans ses tissus
cette souffrance et ce cri
que tu n’entends pas
tu ne sais pas toi que la douleur
de la plante se classe entre
« sec, coupé, intact »
tu ne sais pas que le sol geint aussi
par empathie
au passage tu écrases une tige de plus
et sa colonie de fourmis
©Perle Vallens